<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119</id><updated>2012-02-02T16:54:15.255-08:00</updated><title type='text'>un mouton au pays des steaks</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>31</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-1662019577525953146</id><published>2008-06-07T16:16:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T13:15:58.378-08:00</updated><title type='text'>"Viva la coca, fuera los yanquies!"</title><content type='html'>Arrivées le 1er février à Cuzco, nous constatons avec désespoir que notre auberge est perchée sur un flanc de la cuvette. Pour l'atteindre, il nous faut affronter l'interminable escalier qui s'élance à nos pieds, fier et stoïque. Nous grimpons trois marches et sommes essoufflées, les battements de mon coeur me font presque mal et j'ai la tête qui tourne, les 20h de bus depuis Lima n'ont pas suffit pour nous acclimater aux 3600 mètres d'altitude de l'ancienne cité Inca, et les sacs de 15 kilos que nous portons sur le dos n'aident pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SEymQvqEu1I/AAAAAAAAAPc/eeZxvTIVx6o/s1600-h/Mathilde+378.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SEymQvqEu1I/AAAAAAAAAPc/eeZxvTIVx6o/s400/Mathilde+378.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209721675561876306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De pause en pause, nous arrivons malgré tout à l'auberge, les joues écarlates et les sinus pesants. En nous voyant, Segundo, notre hôte, sait de suite ce qu'il lui reste à faire: 3 infusions de coca et ça ira mieux! Avec un peu de sucre ce n'est pas mauvais, et ça détend. L'effet n'est pas immédiat, mais en gambadant dans la ville l'après-midi, on se sent lègères, les montées sont moins douloureuses, le mal de tête s'est dissipé, et la fatigue avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SEykNpNmWqI/AAAAAAAAAPU/hD4R0TgNkKk/s1600-h/coca-leaves%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SEykNpNmWqI/AAAAAAAAAPU/hD4R0TgNkKk/s400/coca-leaves%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209719423268969122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;www.cocaine.org/coca-leaves.html.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Coca&lt;/em&gt;, il suffit de prononcer ce mot pour que l'homme blanc se raidisse. Chez les uns il suscite la méfiance, voire la peur, chez les autres la fascination, l'excitation, le goût de l'interdit. Pourtant dans les hauteurs Incas, il n'est que le simple quotidien des habitants et des travailleurs, qui en permancence, défient l'altitude. Ce quotidien, il nous faudra l'adopter rapidement pour palier le manque d'oxygène et éviter les maux de tête. En infusions, en bonbons, en biscuits ou sous sa forme naturelle, la feuille de coca nous accompagnera tout au long du voyage sur l'altiplano.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SEynwTSK6XI/AAAAAAAAAPk/XcsqV_a8X6Y/s1600-h/P1090009.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SEynwTSK6XI/AAAAAAAAAPk/XcsqV_a8X6Y/s400/P1090009.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209723317212866930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plante sacrée des Andes, la feuille de coca fut utilisée à des fins religieuses et thérapeutiques pendant des milliers d'années par les civilisations incas et préincas, et pendant des siècles par les peuples amazoniens et guaranis. Mastiquée ou en infusion, elle fit également la fortune des conquistadors espagnols, avant de faire celle de Coca-Cola. Connue pour ses effets énergisants, elle abonde en sels minéraux, en fibres et en vitamines. En 1975, des chercheurs de l'université Harvard affirment que la valeur nutritionnelle de la plante serait comparable à celle d'aliments comme le quinoa, les arachides, le blé ou le maïs. Parce qu'elle stimule l'oxygénation, empêche la coagulation sanguine et régule le métabolisme glucidique, elle permet une adaptation rapide à la vie en altitude. Enfin d'après Nieves Mamani, membre d'une des 6 fédérations syndicales de Cochabamba, dans le &lt;em&gt;Chapare*&lt;/em&gt; bolivien, la coca contiendrait plus de calcium que le lait, plus de fer que les épinards et autant de phosphore que le poisson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en 1858, la découverte de l'alcaloïde cocaïne par Albert Niemann lui porte un coup fatal. Bien qu'elle ne représente que moins d'1% des 14 alcaloïdes de la feuille de coca, la cocaïne est rapidement utilisée par l'industrie pharmaceutique pour ses propriétés anesthésique et analgésique. Un peu plus tard, sa transformation en clorhydrate de cocaïne et la commercialisation de cette substance chimique dans les pays du Nord y rendra des millions de personnes dépendantes. Classée dans la catégorie des plantes psychotropiques, elle perd les faveurs du monde occidental. Sa proscription par toutes les instances internationales met fin à toute production, industrialisation et commercialisation de la plante. Seul un usage traditionnel reste permis dans les pays andins, plusieurs études scientifiques ayant démontré que le peu de cocaïne libérée pendant la mastication serait totalement hydrolisé au cours de la digestion, n'ayant aucun effet sur le système nerveux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SEyoif4BEaI/AAAAAAAAAPs/Q6MNG7sy6ss/s1600-h/ph050021%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SEyoif4BEaI/AAAAAAAAAPs/Q6MNG7sy6ss/s400/ph050021%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209724179586290082" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'amalgame entre cocaïne et coca accentue les préjugés envers les populations andines, qui payent le prix d'une pratique étrangère à leur culture. Car ces pays ne fournissent ni les 41 produits chimiques nécessaires à la formation du clorhidrate de cocaïne, ni ses millions de consommateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les consommateurs de cette drogue de luxe, c'est dans les pays du Nord qu'il faut aller les chercher, et principalement aux Etats-Unis, premier consommateur mondial de cocaïne. Aujourd'hui la feuille de coca est une des cibles privilégiée de &lt;em&gt;l'Anti-drug war &lt;/em&gt;menée par ces derniers. Après le Plan Colombia, c'est le Plan Dignidad, initié en 1998 et financé essentiellement par les Etats-Unis, qui entend rendre sa dignité à la Bolivie en détruisant toutes les cultutes de coca du pays. Déploiements militaires dans les forêts du Chapare, pesticides, fumigations aériennes, tous les moyens sont bons pour erradiquer par la force cette pratique jugée "indigne". Estimé comme un succès par l'administration américaine, le Plan Digninad est montré en exemple aux yeux de la communauté internationale. Un succès que payent cependant à prix fort l'environnement, la santé et les économies des petits paysans boliviens. Car si le Plan Dignidad finance largement l'erradication de la plante, il fait à peine mention des activités de substitution, plongeant les paysans du pays le plus pauvre d'Amérique Latine dans l'impuissance et la vulnérabilité la plus totale. Le plan ignorerait-il les causes de cette activité?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles sont pourtant simples les causes. Tradition certe, mais surtout chômage et faiblesse de l'économie bolivienne face à la compétition internationale, qui obligent des centaines de milliers de paysans à faire de la coca leur moyen de subsistance, se livrant ainsi aux mains des narcotraficants. En 2005, c'est cette Bolivie qui porte Evo Morales, lui même ancien producteur de coca, à la présidence. Le message crié par ses partisans est simple: &lt;em&gt;"Viva la coca, mueran los Yanquies".&lt;/em&gt;** &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SEypsCTlnZI/AAAAAAAAAP8/J6sjREAWo9c/s1600-h/otro_evo_morales%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SEypsCTlnZI/AAAAAAAAAP8/J6sjREAWo9c/s320/otro_evo_morales%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209725442959187346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En accédant au pouvoir, Evo Morales s'est lancé un défi majeur: prouver à la communité internationale que la coca n'est pas un stupéfiant et faire de cette plante un moyen de développement national. Il entend neutraliser la production de clorhidrate de cocaïne en combattant l'entrée des produits chimiques nécessaires à son élaboration dans le pays, relancer la recherche sur les 14 alcaloïdes de la feuille pour l'instant bloquée par le carcan juridique international et encourager la fabrication de produits dérivés de la coca (infusions, farine, cosmétiques, biomédicaments, etc.), pour en faire un véritable marché national voir international. En signe de solidarité, Hugo Chavez a annoncé que son pays achèterait tous les produits issus de l'industrialisation de la coca.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SEyjAGMTXLI/AAAAAAAAAPM/J0Ys5UCKgBc/s1600-h/IMGP6209.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SEyjAGMTXLI/AAAAAAAAAPM/J0Ys5UCKgBc/s400/IMGP6209.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209718091018362034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant le dire: Evo et Hugo ont du pain sur la planche!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SEypO5KCmxI/AAAAAAAAAP0/apKxpuNjrNg/s1600-h/chaves_morales_50%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SEypO5KCmxI/AAAAAAAAAP0/apKxpuNjrNg/s400/chaves_morales_50%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209724942287018770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* Le Chapare est une province rurale située au centre de la Bolivie, caractérisée par ses forêts tropicales et humides. C'est en son sein que se cultive la majorité de la coca. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;** &lt;em&gt;"Que vive la coca et que meurent les Yankees"&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-1662019577525953146?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/1662019577525953146/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=1662019577525953146' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/1662019577525953146'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/1662019577525953146'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2008/06/viva-la-coca-fuera-los-yanquies.html' title='&lt;em&gt;&quot;Viva la coca, fuera los yanquies!&quot;&lt;/em&gt;'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SEymQvqEu1I/AAAAAAAAAPc/eeZxvTIVx6o/s72-c/Mathilde+378.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-2780032377063132517</id><published>2008-05-12T15:25:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T13:15:59.778-08:00</updated><title type='text'>San Antonio de los cobres.</title><content type='html'>Partis de Salta au matin du quatrième jour de notre expédition dans le Nord-ouest argentin, les vertèbres tassées par les rebondissements de la kangoo et la tête pleine de cactus, de montagnes et de plaines désertiques, nous arrivons pour déjeuner à San Antonio de los cobres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capitale du département de Los Andes, perdue en pleine Puna de la Province de Salta, région caractérisée par son aridité, ses plateaux à plus de 3000 mètres au dessus du niveau de la mer, ses salines, ses sommets aux multiples couleurs riches en minéraux, ses températures extrêmes, son manque d'oxigène, sa basse pression atmosphérique, ses lamas et autres camélidés, San Antonio de los Cobres git sur un plateau désert et désolé. Ses maisons de terre se camouflent dans le décor sableux, on se croirait face au dernier survivant d'une lutte acharnée, survivant à bout de force, il suffirait d'un coup de vent pour tout balayer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SCjWgmzaDNI/AAAAAAAAAOs/8TCdPs_Pk9s/s1600-h/DSCN2601.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SCjWgmzaDNI/AAAAAAAAAOs/8TCdPs_Pk9s/s400/DSCN2601.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199641625459559634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Historiquement, San Antonio fut d'abord habité par les civilisations pré-colombiennes de La Puna, avant de constituer l'une des nombreuses colonie de l'empire Inca, jusqu'à la conquête espagnole au début du seixième siècle. Conquête qui profita rapidement des ressources minières de la région pour faire de San Antonio un réservoir de main d'oeuvre au service des mines de cuivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, San Antonio de los Cobres est plus généralement connu des touristes comme le terminal du &lt;em&gt;Tren a las nubes &lt;/em&gt;(train des nuages), voie ferrée construite au début du 20ème siècle pour acheminer les produits miniers de la Puna vers la capitale provinciale: Salta. Converti en attraction touristique au début des années 70, il fut mis hors service au début des années 90 pour cause de dangereux problèmes techniques. Aujourd'hui, c'est en voiture que les touristes serpentent à travers la &lt;em&gt;Quebrada del Toro,&lt;/em&gt; pour atteindre le village de San Antonio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SCjW3GzaDOI/AAAAAAAAAO0/KOHJxN2Gg6M/s1600-h/DSCN2639.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SCjW3GzaDOI/AAAAAAAAAO0/KOHJxN2Gg6M/s400/DSCN2639.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199642012006616290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine sommes nous sortis de la voiture que des hordes de gamins se bousculent pour nous vendre une pierre trouvée par terre, un lama porte-clé ou encore quelques feuilles de coca. D'autres crient &lt;em&gt;"yoghurt, yoghurt", &lt;/em&gt;dans l'espoir que nous leurs achetions un peu de cette source de calcium essentielle à leur croissance, ou nous tendent directement un papier contenant leur nom et leur adresse, pour qu'on leur envoit "des cadeaux". Désemparés, nous entrons rapidement dans un &lt;em&gt;comedor&lt;/em&gt; local pour déjeuner, et les enfants, les joues brûlées par le vent et le soleil, s'en retournent errer aux côtés de leurs mères dans les rues poussiéreuses de San Antonio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SCjXKGzaDPI/AAAAAAAAAO8/lKASc-5Akf8/s1600-h/DSCN2673.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SCjXKGzaDPI/AAAAAAAAAO8/lKASc-5Akf8/s400/DSCN2673.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199642338424130802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seuls absents du décor: les hommes. Ou sont-ils donc passés? Interloquée, je prends le temps de discuter avec quelques mères de famille, qui m'expliquent que leurs maris, sans emplois, sont partis, les laissant seules avec les enfants. Les seuls qui restent élèvent tant bien que mal quelques moutons dans la Puna, ou travaillent dans les mines. Mais comme dirait Francisco, du haut de ses 5 ans, &lt;em&gt;"parfois ils meurent, parce qu'on les exploite"&lt;/em&gt;. Alors ils partent, fuyant ce quotidien sinistre et sans issue, abandonnant femmes et enfants à l'isolement tant géographique qu'économique de San Antonio. Car l'avenir de cette ville déshéritée n'est en effet pas très prometteur, les produits chimiques utilisés dans les exploitations minières pour laver les minerais ont pollué les rares cours d'eau de la région, rendant ces derniers non potables et toute irrigation impossible. Que reste-t-il aujourd'hui aux descendants des civilisations Inca et pré-Inca ayant eu le malheur de naître dans cette enclave? Pas grand chose. Et pourtant le gouvernement de la province vient de faire construire plusieurs centaines de logements sociaux, mais pourquoi encourager les gens à vivre dans un endroit aussi hostile à leur survie? Peut-être parce que leur déplacement ne ferait qu'enfler les bidonvilles de Salta.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SCjXZWzaDQI/AAAAAAAAAPE/gm0oYAJuS48/s1600-h/DSCN2675.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SCjXZWzaDQI/AAAAAAAAAPE/gm0oYAJuS48/s400/DSCN2675.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199642600417135874" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Triste décor que l'on trouve donc à San Antonio de los Cobres, que nous quittons remplis d'amertume, peinant à digérer la viande fraichement ingurgitée, alors que dans la rue les enfants se battent pour les quelques biscuits que nous venons de leur acheter...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-2780032377063132517?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/2780032377063132517/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=2780032377063132517' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/2780032377063132517'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/2780032377063132517'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2008/05/san-antonio-de-los-cobres.html' title='San Antonio de los cobres.'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SCjWgmzaDNI/AAAAAAAAAOs/8TCdPs_Pk9s/s72-c/DSCN2601.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-4947280910021056723</id><published>2008-05-11T13:59:00.000-07:00</published><updated>2008-05-11T14:00:51.948-07:00</updated><title type='text'>D'Iguazu à Salta, la transumance du troupeau.</title><content type='html'>Les photos du périple familial sont en ligne!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-4947280910021056723?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/4947280910021056723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=4947280910021056723' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/4947280910021056723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/4947280910021056723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2008/05/diguazu-salta-la-transumance-du.html' title='D&apos;Iguazu à Salta, la transumance du troupeau.'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-3560126548812229213</id><published>2008-04-18T15:36:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T13:16:00.067-08:00</updated><title type='text'>Enfumés</title><content type='html'>Mercredi matin, en sortant de chez moi, j'ai comme l'impression d'avoir la vue qui se voile et les yeux qui piquent, serait-ce la fatigue? Le rhume? La respiration aussi se fait péniblement, autour de moi certains s'enfouissent le nez derrière l'écharpe, tout le monde semble cligner des yeux plus fréquemment que d'ordinaire... ça sent le brûlé, encore les voisins qui font un asado? Non, ce manteau opaque qui couvre la ville, irrite la gorge et pique les yeux, est bien de la fumée. Enfumés, c'est bien ce que nous sommes depuis le début de la semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On vous a longtemps nargué avec nos photos ensoleillées? Vous avez envie de vous venger? Eh bien il semblerait que l'heure soit arrivée. Depuis une dizaine de jours, la ville s'est transformée en une cité morbide, où l'on verrait bien déambuler les personnages de Tim Burton. Après la vague de froid du week-end dernier, arrivée violemment et sans prévenir, comme pour nous rappeler que la fin de l'été avait sonnée, c'est un nuage de fumée qui ces derniers jours, a élu domicile au-dessus de la ville. Il semblerait en effet que les agriculteurs du Delta du Tigre aient choisi de brûler leurs mauvaises herbes tous ensembles, et cela à la fin de l'été, autrement dit la période où l'herbe est la plus sèche. Partis d'une intention innocente, mais peut être trop insouciante, ces incendies volontaires se sont rapidement propagés, devenant inmaitrisables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SAl3Rkt0abI/AAAAAAAAAOc/8Z2QgmtHfBQ/s1600-h/humo_sobre_buenos_aires%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SAl3Rkt0abI/AAAAAAAAAOc/8Z2QgmtHfBQ/s400/humo_sobre_buenos_aires%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190811189318543794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(Vue satellitale du Delta et de la ville de Buenos Aires)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un acte inconscient qui a jusqu'à présent causé la mort de 9 personnes et blessé 50 autres, dû au manque de visibilité sur les routes. Un dérapage qui a transformé tous les alentours du Delta en une parilla géante, entrainant une sévère augmentation des allergies et des crises d'asthme. Depuis bientôt 4 jours, la fumée est partout, dans les amphis, les bars, les bus, le métro, elle va même jusqu'à s'infiltrer dans nos chambres, partout ce voile opaque qui vous obscurcit la vue, et cette odeur de brûlé qui vous colle à la peau. Plus qu'oppressante, cette fumée est étouffante, rend claustrophobe. Face à elle on se sent démunis, impuissants, soumis au bon vouloir des vents et de la pluie.&lt;br /&gt;Dans le regard des gens, la perplexité et l'incompréhension se mellent à la colère: comment se fait-il qu'un geste aussi bénin ait pu mener à une situation aussi extrême? Pourquoi une telle inconscience chez certains membres de la société argentine?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SAl3ikt0acI/AAAAAAAAAOk/VhvrF6h6f8U/s1600-h/814406%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SAl3ikt0acI/AAAAAAAAAOk/VhvrF6h6f8U/s400/814406%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190811481376319938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un seul gagnant dans l'affaire: le gouvernement, pour qui cet accident tombe à pic. En effet, les incendies sont pour eux une occasion de diaboliser un peu plus les agropecuarios, et de monter le peuple contre le campo, à qui il tente depuis quelques temps et sans grand succès, d'imposer d'importantes rétentions fiscales.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-3560126548812229213?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/3560126548812229213/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=3560126548812229213' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/3560126548812229213'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/3560126548812229213'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2008/04/enfums.html' title='Enfumés'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/SAl3Rkt0abI/AAAAAAAAAOc/8Z2QgmtHfBQ/s72-c/humo_sobre_buenos_aires%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-6134602659825788835</id><published>2008-03-18T10:47:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T13:16:01.720-08:00</updated><title type='text'>La Paz</title><content type='html'>Parties en fin de journée de Copacabana, nous arrivons de nuit à La Paz, le soleil vient de s'éteindre derrière les sommets de l'altiplano, devant nous, à 3600m d'altitude, s'étend la capitale, semblable à une voie lactée, recouvrant toutes les parois de la cuvette, jusqu'à en déborder. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait nuit mais les petites bonnes femmes sont toujours là, assises sur leurs 15 couches de jupons, tentant en vain d'épuiser leur stock de maïs ou de patates douces. A peine avons-nous posé le pied par terre que des passants nous sautent dessus, nous mettant en garde sur la sécurité: &lt;em&gt;"Ne restez pas ici, c'est très dangereux, vous voyez ces jeunes là bas, ils pourraient vous voler, montez vite dans un taxi, mais attention, ce ne sont pas tous des vrais, certains se font passer pour des taxis pour mieux vous voler ou vous kidnapper"&lt;/em&gt;, paranoïa ou réalité? Difficile de juger, mais mieux vaut ne pas prendre de risque, nous montons donc dans un taxi et nous dirigeons vers l'hostel, c'est vendredi ou samedi soir, je ne sais plus exactement, toujours est-il que dans le centre, tout le monde est de sortie, la musique des peñas s'échappe des fenêtres en dansant, accompagnée par les clignotements des panneaux publicitaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-AH89sGgaI/AAAAAAAAANc/whLqrWRf8GA/s1600-h/IMGP6068.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-AH89sGgaI/AAAAAAAAANc/whLqrWRf8GA/s320/IMGP6068.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5179148315409154466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La Paz, surnommée le marché à ciel ouvert, de fait on ne pourrait pas mieux illustrer la ville, cet empire de la débrouille, où l'on vit et survit dans la rue. L'après-midi nous déambulons quelques temps dans le marché aux sorcières, bijoux en argent, tissus colorés, ponchos, pulls en alpaga, amulettes, tout ça à des prix imbattables tellement la concurrence est rude, dur pour un touriste de ne pas tout acheter. Un peu plus haut nous nous perdons dans un marché plus authentique, véritable Auchan en plein air, ici l'électronique, là bas les fournitures scolaires et les blouses d'infirmière, un peu plus loin les shampoings et les brosses à dent, on trouve de tout dans ce dédale de ruelles et d'étals. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-AJVdsGgcI/AAAAAAAAANs/bNazRFWF7Ss/s1600-h/IMGP6058.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-AJVdsGgcI/AAAAAAAAANs/bNazRFWF7Ss/s400/IMGP6058.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5179149835827577282" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-AIsdsGgbI/AAAAAAAAANk/P4R7ornPsy8/s1600-h/IMGP6050.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-AIsdsGgbI/AAAAAAAAANk/P4R7ornPsy8/s320/IMGP6050.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5179149131452940722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous passons un moment dans cette fourmilière humaine et je commence à ressentir des élans de claustrophobie, mes sinus gonflent et j'ai la tête qui tourne, les filles non plus ne se sentent pas très bien, il semblerait que le mal d'altitude nous gagne, c'est l'heure de la coca! Nous nous arrêtons mâcher quelques feuilles, sous les rires des passants amusés de voir les 3 blanches que nous sommes tenter avec maladresse de se mettre aux coutumes locales, c'est amer et pâteux, mais l'effet ne tarde pas à se faire sentir, les nerfs se détendent, on se sent plus alerte, ça fait du bien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A midi nous nous arrêtons dans un des nombreux &lt;em&gt;"comedor"&lt;/em&gt; de la ville, des galleries de petites cantines où des petites mamies vous préparent le menu du jour, un plat de &lt;em&gt;seviche&lt;/em&gt;, un &lt;em&gt;lomo saltado&lt;/em&gt; ou encore un &lt;em&gt;cuarto de pollo&lt;/em&gt;, accompagné bien sûr d'une soupe en entrée, tout ça pour 40 ou 50 centimes d'euros... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Paz, par le mode de vie et le style vestimentaire de ses habitants, habillés en costumes traditionnels, incarne la résistance indigène, parfois évidente, parfois plus subtile, camouflée, comme le sont les superstitions indiennes dans la religion catholique. En effet, s'il y a bien une chose que les conquistadors et les missionnaires n'ont pas réussi à étouffer, c'est le culte à la Pachamama, la Madre Tierra, qui aujourd'hui se mêle au christianisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-AdINsGgdI/AAAAAAAAAN0/c4qGLs7XfeM/s1600-h/IMGP5875.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-AdINsGgdI/AAAAAAAAAN0/c4qGLs7XfeM/s400/IMGP5875.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5179171598426866130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-AdbtsGgeI/AAAAAAAAAN8/TEGsL4gvr0k/s1600-h/IMGP5896.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-AdbtsGgeI/AAAAAAAAAN8/TEGsL4gvr0k/s400/IMGP5896.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5179171933434315234" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les rues de La Paz on parle parfois Quechua ou Aymara, comme un moyen de maintenir en vie l'identité de ces peuples, ces peuples qui en 2005 ont porté Evo Morales au pouvoir, premier président indigène, un président qui crie haut et fort son rejet des valeurs occidentales, son alignement avec Fidel Castro et Hugo Chavez, et préfère le costume traditionnel au costard cravate. Sur l'altiplano, Evo, on l'aime, en témoigne les nombreux &lt;em&gt;"Evo cumple"&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;"Con Evo sigue la revolucion"&lt;/em&gt;  sur les murs de La Paz. De Potosi à Copacabana, en passant par Oruro et Cochabamba, ce sont ces régions de l'ouest altiplanique qui ont porté Morales au pouvoir, ensemble ils entendent bien réformer la constitution pour redonner autonomie et souveraineté aux peuples indigènes, redynamiser la production de coca, en faire une économie saine, comme le sont les vertus premières de cette plante, source de revenus de nombreux boliviens, nationaliser les matières premières au service de la communauté, et surtout chasser les Yankees, se libérer de la domination des grandes puissances, du joug du FMI et de la Banque Mondiale, mettre fin &lt;em&gt;"al Imperio". &lt;/em&gt;Car si elle n'est pas violente, la haîne des partisans du MAS (Movimiento Al Socialismo, parti d'Evo) envers les Yankees est bien présente, latente, les poussant à crier &lt;em&gt;"Que mueran los Yankees!"&lt;/em&gt; dans les meetings de campagne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-Ad6NsGgfI/AAAAAAAAAOE/fJVP6Ma90OM/s1600-h/IMGP6209.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-Ad6NsGgfI/AAAAAAAAAOE/fJVP6Ma90OM/s400/IMGP6209.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5179172457420325362" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle contraste bien cette Bolivie de l'ouest, cette Bolivie de l'altiplano, avec la Bolivie de l'est, la Bolivie du bassin amazonien. A Santa Cruz ce n'est pas &lt;em&gt;"Evo cumple" &lt;/em&gt;que l'on voit inscrit sur les murs mais &lt;em&gt;"Evo morira en Santa Cruz", &lt;/em&gt;ou "Evo te vamos a matar", ici l'accueil que l'on réserve à ce &lt;em&gt;"negro de mierda" &lt;/em&gt;(mots utilisés par un cruceño pour interpeller le président lors d'un meeting) est tout autre. Cette autre Bolivie qui se veut occidentale, accueille des businessmen texans et japonais, a troqué le poncho pour le jean et se sent freiné par les peuples indiens qu'elle juge pauvres et ignorants, s'estime délaissée par le nouveau président, ne se reconnaît pas dans les idées du MAS, et revendique aujourd'hui une plus grande autonomie, menaçant le pays d'imploser, à l'heure de la réforme constitutionnelle tant attendue par les peuples indigènes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-AfDNsGghI/AAAAAAAAAOU/TjeXrglFvaU/s1600-h/mapa-bolivia-politico%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-AfDNsGghI/AAAAAAAAAOU/TjeXrglFvaU/s400/mapa-bolivia-politico%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5179173711550775826" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Compliquée donc la situation en Bolivie,  ce pays le plus pauvre de l'Amérique Latine, contrasté, paradoxale, mais néanmoins très enrichissant, comme l'est sa capitale, que nous quittons quelques jours plus tard...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-AeM9sGggI/AAAAAAAAAOM/met3vwx2ciw/s1600-h/IMGP6096.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-AeM9sGggI/AAAAAAAAAOM/met3vwx2ciw/s400/IMGP6096.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5179172779542872578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-6134602659825788835?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/6134602659825788835/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=6134602659825788835' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/6134602659825788835'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/6134602659825788835'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2008/03/la-paz.html' title='La Paz'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R-AH89sGgaI/AAAAAAAAANc/whLqrWRf8GA/s72-c/IMGP6068.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-5623331176082115892</id><published>2008-03-15T14:10:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T13:16:06.192-08:00</updated><title type='text'>Sur les traces d'Henry Bingham*</title><content type='html'>Pour se rendre au &lt;em&gt;Machu Pichu&lt;/em&gt;, le touriste lambda qui débarque à Cuzco les poches pleines de dollars ou d'euros tombe facilement dans les pièges attrape-gringo que lui ont malicieusement tendu les locaux, se retrouvant à payer 80 $ le billet de train aller-retour jusqu'à &lt;em&gt;Aguas Calientes&lt;/em&gt;, le village situé au pied du site, plus 30 $ le billet d'entrée, autrement dit 110 $ pour pouvoir dire &lt;em&gt;"J'ai marché dans la cité perdue des Incas", &lt;/em&gt;autant dire que ça fait chère la visite...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9w9FNsGgPI/AAAAAAAAAME/uuUO1_6vLIU/s1600-h/Mathilde+204.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9w9FNsGgPI/AAAAAAAAAME/uuUO1_6vLIU/s400/Mathilde+204.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178080831352504562" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, les pauvres étudiantes que nous sommes, ayant été contraintes de dépenser plein de sous en Patagonie, fauchées et ne voulant pas suivre l'itinéraire gringo, choisirent donc de suivre un parcours alternatif que nous avaient conseillé des argentins rencontrés à Lima: une succession de 3 bus passant par 3 villages différents, suivie d'une marche de quelques heures le long des rails jusqu'à Aguas Calientes, un véritable parcours du combattant, un détour complètement illogique, mais un voyage à 8 euros au lieu de 40 $, autant dire que nous n'étions pas au bout de nos peines... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dimanche matin à 8h, nous arrivons à la gare de Cuzco billets en poche, les paupières encore lourdes, et bien déterminées à arriver à Aguas Calientes avant la nuit. Première étape du parcours: un bus de 7h jusqu'au premier village, &lt;em&gt;Santa Maria.&lt;/em&gt; A 8h30 le bus n'est toujours pas là, d'ailleurs il n'y a aucun bus d'aucune compagnie, étrange... mais les gens qui attendent assis sur leur bardas ne semblent pas inquiets, après tout 30 minutes de retard en Amérique latine ça n'a rien d'affolant, attendons donc... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9w9ZdsGgQI/AAAAAAAAAMM/m8mvCS1lZVU/s1600-h/Mathilde+348.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9w9ZdsGgQI/AAAAAAAAAMM/m8mvCS1lZVU/s400/Mathilde+348.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178081179244855554" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 9h toujours rien, je décide d'aller demander ce qu'il se passe, on me répond qu'il y a eu de graves éboulements sur la route de Santa Maria, que tous les bus sont bloqués de l'autre côté et qu'ils auront entre 3 et 4 heures de retard, ce qui en péruvien veut dire 5 à 6 heures... Catastrophe! Il va falloir changer nos plans! Les pauvres petites européennes que nous sommes, habituées à mener une vie bien ordonnée, sont toute chamboulées! Nous commençons donc à nous éloigner de la gare, la mine dépitée, lorsqu'un jeune homme nous saute dessus et nous propose de partager un combi jusqu'aux éboulements, il dit que de l'autre côté nous attendra un autre bus, qu'il n'y a pas de souci, nous sautons donc sur l'occasion et nous voilà parties vers Santa Maria, en compagnie d'un irlandais et de 2 anglais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route est en effet dans un état déplorable, il pleut des cordes et les pierres jonchent le sol, mais cela n'a pas l'air d'inquiéter notre chauffeur, qui ne ralentit en aucun cas. Assises à l'arrière, nous sommes pétrifiées, même la flûte de pan à fond dans le combi ne réussit pas à nous détendre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis soudain nous apercevons LE derrumbe**, un mur de pierre barrant la route, empêchant effectivement tout passage, à droite la montagne, à gauche le vide... Et voilà que notre chauffeur ni ne s'arrête ni ne ralentit, fonce tout droit sur le mur de pierre et le franchit, sans même regarder ce qu'il y a derrière... en l'espace de 30 secondes nous voilà de l'autre côté, sans même avoir eu le temps de crier &lt;em&gt;"Papa, Maman, je vous aime!",&lt;/em&gt; ils sont fous ces péruviens!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9w-YdsGgRI/AAAAAAAAAMU/-hMtMZYGUis/s1600-h/Mathilde+121.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9w-YdsGgRI/AAAAAAAAAMU/-hMtMZYGUis/s400/Mathilde+121.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178082261576614162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste du trajet se déroule plus "according to plan". Une fois retrouvés nos esprits, nous prenons la peine de contempler le paysage, qui, malgré la pluie, est splendide: nous sommes à plus de 3000 mètres d'altitude et une végétation luxuriante nous entoure, contrastant fortement avec les cactus de la vallée sacrée. Il semblerait qu'un micro climat règne sur la région... mais comme je n'y connais rien je m'arrête là! Arrivées à Santa Maria, des étalages de fruits tropicaux nous attendent, je repars avec un sac plein de bananes et de mangues en l'échange d'1 sole (25 centimes d'euros), c'est l'abondance, voir l'excès, à croire qu'avec un bon réseau de distribution, les habitants de la région pourraient gagner leur vie correctement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9w-29sGgSI/AAAAAAAAAMc/ZfmHwyjBwZ4/s1600-h/Mathilde+338.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9w-29sGgSI/AAAAAAAAAMc/ZfmHwyjBwZ4/s400/Mathilde+338.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178082785562624290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous faisons le voyage jusqu'à Sta-Teresa (2ème bus) en compagnie de quelques locaux, travailleurs agricoles pour la plupart, et de 3 colombiens, entre les sacs de maïs et de bananes. Le bus, qui grimpe péniblement la piste taillée à flanc de montagne, manque de tomber dans le ravin une trentaine de fois, mais ceci n'est qu'un détail face aux paysages spectaculaires qui s'offrent à nous. Nous traversons plusieurs villages et croisons plusieurs bandes de joyeux fêtards, costumés, maquillés, un verre de &lt;em&gt;chicha morrada &lt;/em&gt;*** dans la main droite, une bombe à eau dans la main gauche, c'est carnaval, on l'avait presque oublié!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la tombée de la nuit nous arrivons enfin à &lt;em&gt;Hidroelectricas&lt;/em&gt;, il ne nous reste plus que... 3h de marche le long des rails jusqu'à Aguas Calientes! Heureusement les colombiens sont avec nous, et ont prévu, contrairement à nous, une lampe de poche, ce qui s'avère très utile étant donné qu'on ne voit RIEN, et que d'énormes trous perforent le chemin!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9w_N9sGgTI/AAAAAAAAAMk/m66FKVEmzHE/s1600-h/IMGP5697.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9w_N9sGgTI/AAAAAAAAAMk/m66FKVEmzHE/s400/IMGP5697.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178083180699615538" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9w_gtsGgUI/AAAAAAAAAMs/mzoH88IQpZA/s1600-h/IMGP5701.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9w_gtsGgUI/AAAAAAAAAMs/mzoH88IQpZA/s320/IMGP5701.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178083502822162754" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Arrivés à Aguas Calientes dans la nuit chaude et humide, un petit bout de fille nous propose une chambre, elle doit avoir 13 ans à tout casser et tient seule la réception du petit hôtel, à 23h... Epuisés par cette journée d'initiation imprévue aux risques et aux aléas de la vie péruvienne, nous acceptons sans négocier, et allons nous coucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au petit matin nous découvrons la ville de jour, le tableau est assez glauque, Aguas Calientes n'est qu'une plaque tournante du tourisme vers le Machu Pichu, n'a aucun intérêt en soi, grise et délavée, elle se fond facilement dans le paysage pluvieux qui l'entoure, au dessus de nos têtes les nuages forment un toit oppressant, vite, partir! Vers 7h du matin nous entamons donc l'ascension vers le Machu Pichu, ça monte sec mais pas question d'atteindre en 5 minutes de bus un site que les Incas n'atteignaient qu'après 2 jours de marche depuis Cuzco! La vue sur la vallée est magnifique, une végétation d'une densité incroyable borde les eaux du torrent boueux qui gronde, le vert contraste avec le marron, sur les sommets, les nuages suspendus s'effilent et se déchirent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9w_69sGgVI/AAAAAAAAAM0/iKfZ7x1rUOA/s1600-h/IMGP5715.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9w_69sGgVI/AAAAAAAAAM0/iKfZ7x1rUOA/s400/IMGP5715.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178083953793728850" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivées en haut, le désespoir s'empare des 3 tomates dégoulinantes de sueur que nous sommes devenues (pas facile de jouer les exploratrices) à la vue du manteau nuageux qui recouvre le site, on ne voit pas à plus de 20 mètres devant soi, merci la saison des pluies... Nous entamons l'ascension du &lt;em&gt;Waina Pichu &lt;/em&gt;(jeune montagne en quechua, point de vue incontournable du Machu Pichu, la vieille montagne, qu'elle surplombe), entretenant l'espoir que se dégage le ciel pendant la montée, mais une fois au sommet, celui-ci est plus blanc que jamais... tellement que ça donne le vertige, on croirait flotter au sein des nuages immaculés... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9xAg9sGgWI/AAAAAAAAAM8/FKIGs7NMobU/s1600-h/IMGP5728.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9xAg9sGgWI/AAAAAAAAAM8/FKIGs7NMobU/s400/IMGP5728.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178084606628757858" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques éclaircies furtives nous permettent cependant d'apercevoir, l'espace de 30 secondes, le site en contrebas, comme pour nous narguer... Nous entamons la redescente désespérées, dire que nous avons risqué nos vies pour voir ce foutu Machu Pichu (enfin presque).... mais arrivées en bas, miracle! Les nuages se sont levés et forment au dessus des ruines un toit suffisamment élevé pour que l'on puisse voir la cité perdue dans sa totalité! Le désespoir cède le pas à l'excitation, puis à la joie, la contemplation du spectacle est... jouissive! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9xAztsGgXI/AAAAAAAAANE/B8H1Xh3h2rM/s1600-h/IMGP5748.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9xAztsGgXI/AAAAAAAAANE/B8H1Xh3h2rM/s400/IMGP5748.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178084928751305074" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La visite guidée nous transporte, l'espace de 2h, au cœur de la civilisation Inca. D'après le guide, le village du Machu Pichu aurait hébergé, outre les habitants lambda, &lt;em&gt;Las Virgenes del sol&lt;/em&gt;, des femmes choisies dès le berceau par le Dieu Inti pour leur beauté et leurs talents, vouées à mener une vie de chasteté au service des Dieux, ou à servir de concubines à la noblesse Inca. La cité perdue, choisie pour son emplacement stratégique, nichée au cœur d'une vallée fertile et à égale distance des 4 tombos (lieux de ravitaillement) de la région, aurait aussi servi de refuge à l'élite Inca à plusieurs reprises, notamment lors de la conquête espagnole et la prise de Cuzco par Pizarro et ses hommes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus le guide parle, plus nous nous enfonçons dans les récits de cette civilisation fascinante, capable en l'espace d'un siècle, du règne de Pachacutec à l'arrivée de Pizarro, d'édifier et d'ordonner un empire allant de l'Equateur au centre du Chili. Impressionnantes l'intelligence et la résistance physique de ces petits bonhommes vivant en permanence dans les hauteurs, et capables de faire en 2 jours le voyage Cuzco-Machu Pichu que les touristes bien entraînés font aujourd'hui en 4. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les clés de ce développement aussi rapide et productif? Une bonne dose d'autoritarisme certes, une société profondément hiérarchisée, des croyances bien ancrées aidant au maintien de cette hiérarchie et contribuant à la stabilité du régime en place, mais aussi un véritable projet d'Etat, une collectivisation bien pensée des biens et du travail, un système d'impôts en nature (la mita, obligeant chaque membre de la société à servir la communauté un certain nombre d'années en participant à des travaux publiques) et une forte propagande visant à encourager la solidarité nationale et la pensée collective. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9xBJtsGgYI/AAAAAAAAANM/I_9ml9AmafA/s1600-h/IMGP5856.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9xBJtsGgYI/AAAAAAAAANM/I_9ml9AmafA/s400/IMGP5856.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178085306708427138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui les héritiers de cette civilisation tentent comme ils peuvent de faire vivre leur culture, et de survivre dans un système individualiste et capitaliste étranger à leurs valeurs, courant après les touristes pour leur arracher quelques dollars contre un poncho ou un bonnet péruvien. Dans ce contexte, les roses du parti socialiste placardées sur les murs de la ville semblent égarées, ignorantes et décalées. Je ne suis pas sûre que ces repères occidentaux aient vraiment un sens au pays des Incas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9xBadsGgZI/AAAAAAAAANU/o61p3q99MFg/s1600-h/IMGP5800.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9xBadsGgZI/AAAAAAAAANU/o61p3q99MFg/s400/IMGP5800.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178085594471235986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* explorateur ayant découvert la cité perdue.&lt;br /&gt;** effondrement&lt;br /&gt;*** boisson péruvienne alcoolisée à base de maïs&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-5623331176082115892?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/5623331176082115892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=5623331176082115892' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/5623331176082115892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/5623331176082115892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2008/03/sur-les-traces-dhenry-bingham.html' title='Sur les traces d&apos;Henry Bingham*'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9w9FNsGgPI/AAAAAAAAAME/uuUO1_6vLIU/s72-c/Mathilde+204.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-3467985388121132587</id><published>2008-03-10T15:02:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T13:16:16.374-08:00</updated><title type='text'>Voyage jusqu'au culo del mundo...</title><content type='html'>Pour atteindre le bout du monde en trois semaines, en partant de Buenos Aires, il faut un minimum d'organisation, et surtout une date butoir, comme par exemple un avion à prendre, empêchant de céder à la tentation de s'attarder à chaque étape merveilleuse de ce périple. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parties donc le 6 janvier de la capitale, il nous fallait atteindre Ushuaia avant le 27 janvier, date de notre envol pour Lima. Ne pouvant omettre un passage par la région des lacs, dans les Andes du centre, c'est en longeant la cordillère que nous avons choisi d'effectuer cette descente vers la Terre de feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 7 janvier au matin, après un voyage de 20h, nous voyons donc débarquer au terminal d'omnibus de San Carlos de Bariloche, ville principale de la région des lacs, 3 nenettes en jupettes, tongues et shorts, peinant sous le poids de leurs sac à dos armés pour 2 mois de voyage. A peine avons-nous posé le pied par terre que le vent frais nous chatouille les mollets, il va falloir revoir la garde robe! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W3D9sGgAI/AAAAAAAAAKM/mrWSG9Q4lD0/s1600-h/Mathilde+042.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W3D9sGgAI/AAAAAAAAAKM/mrWSG9Q4lD0/s400/Mathilde+042.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176244625459281922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bariloche donc, petite ville du Rio Negro située au pied de la Cordillère des Andes et à quelques kilomètres de la frontière chilienne, au bord du lac Nahuel Huapi, géant aquatique de 560 km2, accueillant chaque année 750 000 touristes pour sa neige, ses sapins et ses ballades en montagne, qui en Argentine riment avec exotisme. A nos yeux cependant, celle que l'on appelle "la Suisse Argentine" pour ses chalets en bois, ses boutiques de chocolat et son peuplement originaire d'Europe centrale, est nettement moins dépaysante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W3mdsGgBI/AAAAAAAAAKU/TzJxvJCM60U/s1600-h/Mathilde+023.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W3mdsGgBI/AAAAAAAAAKU/TzJxvJCM60U/s400/Mathilde+023.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176245218164768786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais nettement moins ne veut pas dire pas du tout, ici tout est plus vaste, plus étendu, en témoigne la superficie des lacs qui perforent la région. En voiture sur la route des 7 lacs, une sensation d'immense liberté nous envahit, nous sommes presque seules sur cette route soit disant très touristique, avec pour seul guide les lignes jaunes tracées sur le bitume. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W2RtsGf_I/AAAAAAAAAKE/EpRBq9IvJck/s1600-h/Mathilde+052.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W2RtsGf_I/AAAAAAAAAKE/EpRBq9IvJck/s400/Mathilde+052.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176243762170855410" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W4C9sGgCI/AAAAAAAAAKc/O-9uaF_Fc1c/s1600-h/Mathilde+058.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W4C9sGgCI/AAAAAAAAAKc/O-9uaF_Fc1c/s320/Mathilde+058.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176245707791040546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cinq jours dans la région de Bariloche c'est aussi l'occasion de se faire les mollets (et les ampoules) sur les sentiers de montagne, et de s'accoutumer au climat nettement moins généreux que celui de Buenos Aires, avant de faire face aux vents de Patagonie. A la fin du séjour, nous sommes donc prêtes à affronter le &lt;em&gt;far south&lt;/em&gt;, mais avant cela, une escale à El Bolson s'impose. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El Bolson, à 2h de bus au sud de Bariloche, bien que proche géographiquement du chocolat et des chalets en bois, n'a pourtant rien à voir avec son aîné. C'est sous la dictature, alors que viennent s'y réfugier les intellectuels fuyant la répression, qu'El Bolson prend de l'ampleur. Aujourd'hui cette petite ville à la population métissée, encerclée de sommets rocailleux, héberge la plupart des hippies de la région. Ici on cuisine bio et végétarien, on boit de la bière artisanale et l'on vit parfois sans électricité, ce qui plait beaucoup aux jeunes roots argentins qui l'été envahissent les campings. Il n'y a pas à dire, El Bolson inspire et repose, mais le 27 c'est bientôt, pas de temps à perdre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W4q9sGgDI/AAAAAAAAAKk/T1sW_Lzdb1w/s1600-h/Mathilde+075.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W4q9sGgDI/AAAAAAAAAKk/T1sW_Lzdb1w/s400/Mathilde+075.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176246394985807922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 14 janvier au soir, nous montons à bord du bus TAQSA pour un voyage de 30h le long de la ruta 40, nous n'arriverons à  El Chalten que le surlendemain matin. La ruta 40, cette route empruntée par le Che, aujourd'hui toujours pas bitumée, seule liaison directe entre la région des lacs et le sud de la Patagonie, en a fait rêver plus d'un. Le voyage est long, les sièges étroits, et les rebondissements sur la route de gravier empêchent de dormir. Mais les chauffeurs ont la patate, nous servent du maté et se trémoussent au son de la cumbia toute la nuit, alors que défilent les paysages vertigineux à nos fenêtres. La route qui s'enfonce dans la steppe aride semble se perdre à l'horizon, toujours plus au sud, vers cette terre de fuite et d'exil*, d'espoir et de désespoir, où sont venus se perdre plus d'un aventurier écossais, gallois, espagnol ou encore yougoslave, attirés par les terres octroyées par le gouvernement argentin. Autour de nous très peu de végétation, que des épineux, et la cordillère des Andes qui se dandine en arrière plan, et derrière laquelle s'enfonce le soleil couchant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W5VNsGgEI/AAAAAAAAAKs/nH7vAlm8GC0/s1600-h/ruta+40.bmp"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W5VNsGgEI/AAAAAAAAAKs/nH7vAlm8GC0/s400/ruta+40.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176247120835280962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le surlendemain à 5h du matin, alors que le soleil n'est toujours pas levé, le bus nous lâche les fesses en feu et les paupières encore à moitié fermées au milieu d'El Chalten, capitale du trekking, petit village sans âme construit pour et par le tourisme, qui vit en haute saison et s'éteint en basse saison. Nous sommes en pleine montagne et le décor est magnifique, ici l'on ne quitte pas ses chaussures de rando, son anorak et ses granny, pas de place pour les flemmards!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W58tsGgFI/AAAAAAAAAK0/Gc4j2EuggIA/s1600-h/Mathilde+490.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W58tsGgFI/AAAAAAAAAK0/Gc4j2EuggIA/s400/Mathilde+490.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176247799440113746" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne passerons que deux jours à El Chalten et reprendrons bientôt la route pour El Calafate, ville tremplin vers le parc des glaciers. Sur la route nous longeons d'abord les rives du lago Viedma, puis celles du lago Argentino, deux géants opaques d'un bleu laiteux dans lesquels se reflètent les sommets enneigés de la cordillère des Andes, et puis de ci de là quelques guanacos qui nous contemplent le regard vide. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W6gdsGgGI/AAAAAAAAAK8/S6aX1Kh_DiE/s1600-h/Mathilde+476.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W6gdsGgGI/AAAAAAAAAK8/S6aX1Kh_DiE/s400/Mathilde+476.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176248413620437090" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les rues d'El Calafate, malgré le nombre de touristes, on ressent pleinement l'esprit pionnier de cette ville, échouée sur les bords des 1560 km2 de dulce de glaciar** du lago Argentino, en plein désert, construite à l'origine comme un point de ravitaillement des convois acheminant cuir et laine des estancias vers les ports de la côte. C'est en 1927 que l'Etat Argentin décrète son existence, elle ne compte alors qu'une trentaine d'habitants. Aujourd'hui elle en compte 22 000. Quelle est la cause de cette explosion démographique? Le tourisme, et plus précisément le Perito Moreno, l'un des glaciers les plus gros et les plus accessible du parc national &lt;em&gt;Los Glacieres&lt;/em&gt;. Il est vrai que cette coulée de glace hirsute et monstrueuse de 15km de long et de 5 km de large, qui atteint jusqu'à 60m au dessus du lac, impressionne. Toute la journée, alors que des blocs de glace se détachent de sa paroi, venant s'écraser dans les eaux du lago Argentino, il grogne et rugit, au son des "Han!" et des "Waaah!" des touristes agglutinés sur le belvédère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W6_tsGgHI/AAAAAAAAALE/FcSSvjczlj8/s1600-h/IMGP5127.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W6_tsGgHI/AAAAAAAAALE/FcSSvjczlj8/s400/IMGP5127.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176248950491349106" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois accomplie l'opération touriste au glacier, nous quittons El Calafate, laissant derrière nous nos amis Bertrand et Laurent les belges, Francisca la suisse et Alberto l'espagnol, compagnons de soirées rencontrés sur la route. Cette fois c'est vers la frontière chilienne que nous nous dirigeons, pour atteindre Puerto Natales, petit village portuaire perdu au milieu des fjords de la Patagonie chilienne. Finis les hectares de steppe et les lacs aux étendues infinies, ici la terre, ciselée par la mer, se fait plus rare, et tout semble plus étroit. Ca sent le poisson dans la ville, la population est beaucoup plus métissée et l'accent des habitants nous titille les oreilles, nous sommes au Chili! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W7htsGgII/AAAAAAAAALM/VUysG-6E1Mo/s1600-h/Mathilde+469.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W7htsGgII/AAAAAAAAALM/VUysG-6E1Mo/s400/Mathilde+469.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176249534606901378" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre séjour en pays voisin sera bref, comme d'habitude, mais nous permettra quand même de passer 3 jours dans le parc Torres del Paine, concentré de nature et de paysages spectaculaires. Seul point d'arrêt au Chili, Puerto Natales sera notre ultime étape avant Ushuaia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voyage jusqu'à la ville du bout du monde dure une douzaine d'heures, en traversant le détroit de Magellan, on prend conscience de l'isolement de ces terres australes, séparées du continent non seulement par les eaux mais aussi par les 2 frontières avec le Chili qu'il faut traverser pour y accéder, fruit d'un découpage conflictuel entre les 2 pays voisins. Une fois de l'autre côté du détroit, je tente de visualiser ce à quoi pouvaient ressembler les fumées des bûchers indiens qui poussèrent Magellan à donner le nom de &lt;em&gt;Terre de feu &lt;/em&gt;à cette région, mais l'inscription &lt;em&gt;"fast food"&lt;/em&gt; sur les murs du restaurant dans lequel nous nous arrêtons me ramène rapidement à la réalité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W8UNsGgJI/AAAAAAAAALU/b_2wFo0W5xo/s1600-h/IMGP5326.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W8UNsGgJI/AAAAAAAAALU/b_2wFo0W5xo/s400/IMGP5326.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176250402190295186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W8rNsGgKI/AAAAAAAAALc/G6M25h_ut64/s1600-h/IMGP5328.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W8rNsGgKI/AAAAAAAAALc/G6M25h_ut64/s400/IMGP5328.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176250797327286434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A travers nos fenêtres défilent les hectares de steppe, les nuages effilés qui font la réputation des ciels de Patagonie, et puis de temps en temps un gaucho à cheval suivi de ses moutons. Nous sommes en fin de journée, nous filons toujours plus vers le Sud, lorsque la végétation change brutalement, se faisant plus verte et plus dense, le paysage lui aussi se fait plus vallonné, la route grimpe légèrement, le ciel commence à se teindre des couleurs du crépuscule lorsque nous arrivons en haut, surplombant enfin la baie d'Ushuaia où s'offre à nous un coucher de soleil spectaculaire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W9TdsGgLI/AAAAAAAAALk/aFvS1f2Eq0g/s1600-h/IMGP5421.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W9TdsGgLI/AAAAAAAAALk/aFvS1f2Eq0g/s400/IMGP5421.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176251488817021106" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W9vtsGgMI/AAAAAAAAALs/SgFJM-TzOv0/s1600-h/IMGP5333.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W9vtsGgMI/AAAAAAAAALs/SgFJM-TzOv0/s400/IMGP5333.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176251974148325570" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes il n'y a pas grand-chose à faire en Terre de feu, le parc national déçoit souvent les touristes venant de Torres del Paine et le charme de la ville tient surtout à l'appellation "fin del mundo", qui scientifiquement ne veut pas dire grand-chose et reste en sois très superficielle. Et pourtant, au bout du monde, on s'y sent bien, quand le soleil se couche à minuit, offrant chaque jour aux touristes amassés sur la croisette un show merveilleux, que les carcasses des bâteaux d'anciens aventuriers encombrent le port, et que les vieux outils des indiens Yamanas jonchent le sol de l'isla H, au milieu du canal du Beagle. Au bout du monde on se laisse facilement emporter par les histoires des peuples indigènes, Selk'nam, Haush, Kaweskar et Yamana, des aventuriers venus se mesurer au climat hostile des terres australes, des scientifiques partis explorer le Nouveau Monde, ou encore des missionnaires jésuites prêts à convertir par la force les autochtones au christianisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W-XdsGgNI/AAAAAAAAAL0/ojXEXc8Ke24/s1600-h/IMGP5343.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W-XdsGgNI/AAAAAAAAAL0/ojXEXc8Ke24/s400/IMGP5343.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176252657048125650" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc dans la baie d'Ushuaia, entre les phoques et les cormorans, que prend fin notre périple patagonien, il faut dire qu'il est difficile d'aller plus loin! Comme prévu nous embarquons le 27 janvier à l'aéroport d'Ushuaia en direction de Buenos Aires, puis de Lima. Envol vers un autre monde, le dépaysement risque d'être violent!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W-yNsGgOI/AAAAAAAAAL8/qAqstOHLW_w/s1600-h/IMGP5388.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W-yNsGgOI/AAAAAAAAAL8/qAqstOHLW_w/s400/IMGP5388.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176253116609626338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;em&gt;* D'après Annick Cojean, c.f. Le Monde du 26 janvier&lt;br /&gt;** Nom donné par les argentins au contenu des lacs de la région, mélange de sédiments et de glaces fondues,, pour l'aspect laiteux de ses  eaux.&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-3467985388121132587?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/3467985388121132587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=3467985388121132587' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/3467985388121132587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/3467985388121132587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2008/03/voyage-jusquau-culo-del-mundo.html' title='Voyage jusqu&apos;au &lt;em&gt;culo del mundo&lt;/em&gt;...'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R9W3D9sGgAI/AAAAAAAAAKM/mrWSG9Q4lD0/s72-c/Mathilde+042.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-7481855871884291899</id><published>2008-01-05T23:24:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T13:16:16.573-08:00</updated><title type='text'>Infos passagères.</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R4CDa9yOMsI/AAAAAAAAAJ8/F1gX7SBBDA8/s1600-h/IMGP4697.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R4CDa9yOMsI/AAAAAAAAAJ8/F1gX7SBBDA8/s400/IMGP4697.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5152262472996893378" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les photos de l'Uruguay et du Brésil sont en ligne! Après une semaine de folie à Florianopolis, une île au sud du Brésil, à douze dans l'appart de Leo, un ami brésilien, j'ai largué ma soeurette dans l'avion du retour la larme à l'oeil... Océane est arrivée il y a 4 jous, demain départ pour la Patagonie jusqu'au 27 janvier, l'aventure continue!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-7481855871884291899?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/7481855871884291899/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=7481855871884291899' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/7481855871884291899'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/7481855871884291899'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2008/01/infos-passagres.html' title='Infos passagères.'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R4CDa9yOMsI/AAAAAAAAAJ8/F1gX7SBBDA8/s72-c/IMGP4697.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-5150933914680622516</id><published>2007-12-22T18:41:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T13:16:18.880-08:00</updated><title type='text'>Rio de los pajaros pintados</title><content type='html'>&lt;em&gt;Le fleuve des oiseaux peints&lt;/em&gt;, c'est ainsi que l'on nomme le fleuve Uruguay, séparant l'Argentine du pays auquel il a donné son nom. C'est donc au pays des pajaros pintados que nous avons passé notre premiere semaine de vacances, arpentant la côte atlantique de Colonia del Sacramento à Punta del diablo, près de la frontière brésilienne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23oYtyOMkI/AAAAAAAAAI8/owLbGIYI-9U/s1600-h/carte%2520uruguay%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23oYtyOMkI/AAAAAAAAAI8/owLbGIYI-9U/s400/carte%2520uruguay%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5147025460459090498" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin du retour vers Buenos Aires je repasse par tous les endroits visités pendant la semaine, l'occasion de se replonger dans les souvenirs inoubliables de ce voyage. Il y a d'abord les lieux, pleins de charmes et de tranquilité, gravés en images et sensations dans ma mémoire:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--&gt; Colonia del Sacramento et ses maisons coloniales (vous l'aurez deviné...), ses rues pavées, ses licuados et ses palmiers croulant sous le poids des branches, affalés sur les petites plages tropicales, qui font oublier la légère superficialité de ce lieu ultra-touristique. En s'y promenant on se croirait presque dans &lt;em&gt;L'amour au temps du cholera&lt;/em&gt;, de Garcia Marquez (oui c'est un des seuls bouquins que j'ai lu depuis mon arrivée et je me sens obligée de le ressortir, et alors!?), s'attendant à croiser Fermina Daza ou Florentino Ariza au détour d'un banc ou d'un coin de rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23o-9yOMlI/AAAAAAAAAJE/aZ01BO8ccow/s1600-h/IMGP4224.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23o-9yOMlI/AAAAAAAAAJE/aZ01BO8ccow/s400/IMGP4224.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5147026117589086802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23pQ9yOMmI/AAAAAAAAAJM/D7zUjm0ngPs/s1600-h/IMGP4285.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23pQ9yOMmI/AAAAAAAAAJM/D7zUjm0ngPs/s320/IMGP4285.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5147026426826732130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;--&gt; Montevideo (rien que le nom sonne agréable, on croirait lâcher une grosse bulle de son gosier...), ses plages, son vent atlantique et son air marin qui semblent apaiser la ville, lui donner un air de vacances. Les charmes envoutants de sa Ciudad Vieja, vieille ville surplombant majestueusement la rambla et le port, avec ses bâtiments coloniaux en ruine, ses graffitis aux mille couleurs, ses rues pavées plongeant vers la mer, comme des tobbogans, ses cartoneros en calèche, ses habitants buvant le maté sur le pas de leur porte, son mercado del puerto semblant tout droit sorti d'un film; l'âme de l'Uruguay colonial semble bien régner sur ce quartier de la ville aujourd'hui connu pour être plus populaire et métissé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--&gt; Punta del este et ses airs de station balnéaire occidentale, mixt entre la grande motte et Beverly Hills, avec ses vues panoramiques sur l'océan, ses yots et ses balades sur la croisette, ses surfers, ses touristes argentins en tanga et ses vendeurs de pareo, pituco* sans l'être de trop, manquant légèrement d'âme et de charme mais super pour donner un avant goût de vacances à la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23pxNyOMnI/AAAAAAAAAJU/WqjI3M0lTdA/s1600-h/IMGP4400.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23pxNyOMnI/AAAAAAAAAJU/WqjI3M0lTdA/s400/IMGP4400.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5147026980877513330" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--&gt; Punta del diablo, village de quelques milliers d'habitants, toujours sur la côte uruguayenne, face à l'océan, niché quelquepart aux abords de la route nationale allant vers le Brésil, à quelques kilomètres de la frontière, nommé ainsi pour sa proximité géographique avec un rocher en forme de trident lancé vers le grand bleu, où se serait échoués moult navires, du moins il paraît... connu pour ses cabanes de pêcheur, ses plages de sable blanc, ses rues poussiéreuses, son climat sec et aride, son ciel étoilé, sa boîte de nuit où se retrouvent sans exception tous les jeunes et moins jeunes du village, son âme de pueblo, et, dans un genre opposé à Punta del este, ses vues télescopiques sur l'océan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23qQtyOMoI/AAAAAAAAAJc/44MHLMNr16Q/s1600-h/IMGP4446.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23qQtyOMoI/AAAAAAAAAJc/44MHLMNr16Q/s400/IMGP4446.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5147027522043392642" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--&gt; Cabo Polonio, perle du voyage, cerise sur le gâteau, morceau de paradis, rêve ou illusion... rien que par sa situation géographique, Cabo Polonio envoûte et séduit. Installé sur une mini presqu'île semblant se jetter dans l'océan, Cabo Polonio se situe au coeur d'une réserve écologique où l'on vit sans électricité et où les voitures sont interdites. Seules quelques jeeps autorisées à traverser permettent d'y accéder. Communauté de 70 habitants vivant aujourd'hui de la pêche, de l'artisanat et du tourisme, coupée du monde, en communion avec la nature, Cabo Polonio s'est à l'originé formé par un groupe d'une quinzaine de familles placées par le gouvernement pour s'occuper des otaries de la loberia. Or si les otaries sont parties, les familles sont restées, et sont aujourd'hui prêtes à tout pour préserver l'esprit et la beauté du lieu, ce qui pose quelques problèmes avec le gouvernement. En effet, El Cabo ne possède aucun statut légal, et les cabanes des habitants sont en fait sur des terrains fiscaux que l'Etat, voyant l'attraction qu'ont les touristes pour ce lieu, souhaiterait récupérer. L'avenir d'El Cabo demeure donc incertain, toujours est-il que quand on y met le pied on ne peut plus s'en détacher, surtout lorsqu'un habitant propose de vous prêter gratuitement une cabane pour quelques jours. Venues pour la journée, on s'est donc senties légèrement frustrées, mais notre retour est déjà prévu pour le mois de mars, et cette fois pour un séjour plus long, en espérant que le peaceandloveontheplanetweareallpartofthesamefamily spirit ne nous gagne pas trop quand même!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23qf9yOMpI/AAAAAAAAAJk/UFFAKQen0VM/s1600-h/IMGP4552.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23qf9yOMpI/AAAAAAAAAJk/UFFAKQen0VM/s400/IMGP4552.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5147027784036397714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--&gt; Et enfin la pampa (l'espace d'un instant vous avez cru pourvoir y échaper..!) qui se distingue de la pampa argentine, étant donné qu'en Uruguay les vaches côtoient non seulement les bottes de foin mais aussi les palmiers!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23qxdyOMqI/AAAAAAAAAJs/WjVVEZYrg5I/s1600-h/IMGP4570.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23qxdyOMqI/AAAAAAAAAJs/WjVVEZYrg5I/s400/IMGP4570.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5147028084684108450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en plus des lieux visités pour le plaisir des yeux, il ya aussi les gens rencontrés au cours du voyage, personnages à part entière de cette aventure uruguayenne, sans lesquels elle n'aurait pas été ce qu'elle est (sortez les violons..).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord il y a Irene, &lt;em&gt;la espanola loca&lt;/em&gt; comme elle s'auto-prénomme, trentenaire barcelonaise célibataire refusant de quitter sa jeunesse, comble du sociable et du naturel, rencontrée à l'hostel de Punta del diablo et grâce à qui l'on a fait moult rencontres mémorables; les brésiliens de Punta del este et leur caipirinha, Charlie la Sud africaine et ses récits sur l'apartheïd, Ernesto, l'ancien de Punta del diablo, expert des "on dit que" et des racontards du village, Edy, le prof de surf-vendeur d'artisanat-loueur de cabanes-meilleur danseur de salsa de Cabo Polonio, la madame du bus de Montevideo, qui au travers d'une discussion nous a subtilement fait remarqué que si aujourd'hui le pays peinait à se developper, c'était parce que nous les occidentaux, après avoir largement profité des matières premières d'Amérique latine pendant les 2 guerres mondiales, leur mettions aujourd'hui la corde au coup avec le FMI et la Banque Mondiale... Fred, uruguayen ayant passé une partie de son enfance en France où s'étaient réfugié ses parents pendant la dictature, les rugbymen de la fac de droit et leurs débats sur les lois mémorielles, et j'en passe...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec ses paysages inoubliables et ses gens accueillants, intègres et plus que tranquiles, loin de l'orgueil et de l'arrogance des portenos, l'Uruguay est un pays où l'on se sent bien, et que l'on aurait tort d'ignorer. Avec ses 3 millions de têtes, le peuple uruguayen forme aujourd'hui une grande famille luttant pour s'affirmer face à la présence parfois étouffante des 2 grands que sont l'Argentine (dont certains habitants considèrent encore l'Uruguay comme une province de leur pays) et le Brésil. Nommé meilleur Welfare State de l'Amérique latine au début du vingtième siècle, l'Uruguay tente aujourd'hui, après avoir subi les conséquences désastreuses de la dictature et de la crise économique argentine, de relever la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23rJdyOMrI/AAAAAAAAAJ0/zvhPdrI-ApU/s1600-h/IMGP4320.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23rJdyOMrI/AAAAAAAAAJ0/zvhPdrI-ApU/s400/IMGP4320.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5147028497000968882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* chic/snob&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-5150933914680622516?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/5150933914680622516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=5150933914680622516' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/5150933914680622516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/5150933914680622516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/12/rio-de-los-pajaros-pintados.html' title='Rio de los pajaros pintados'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R23oYtyOMkI/AAAAAAAAAI8/owLbGIYI-9U/s72-c/carte%2520uruguay%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-3610251690955939051</id><published>2007-12-14T14:18:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T13:16:19.177-08:00</updated><title type='text'>Société et traditions</title><content type='html'>S'il fallait résumer l'organisation de la société argentine en quelques mots, je dirais que la famille est reine. Unité élémentaire du tissu social, tant sur le plan affectif et culturel que sur le plan économique et social, la famille est ici un groupe de sociabilisation essentiel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les liens familiaux sont avant tout beaucoup plus forts et étroits que chez nous. Il n'est pas rare que 3 générations d'une même famille cohabitent sous le même toit, en témoigne le nombre de gens à la fac qui vivent avec leurs parents et leurs grands parents. Les réunions familiales sont également beaucoup plus fréquentes, le moindre anniversaire, que ce soit celui de la cousine issue de germain ou de la grande tante, est l'occasion de se réunir, et presque tout se fête en famille, avant de se fêter avec les copains, comme le nouvel an, où le dîner familial précédant la bamboula avec les pots est un passage obligé. Les jeunes sortent également beaucoup plus souvent que nous avec leurs cousins/cousines, le primo &lt;em&gt;(cousin)&lt;/em&gt; étant pour beaucoup d'argentins le compagnon idéal pour ne pas arriver solo à une soirée. D'autre part même après son départ du foyer familial, l'argentin reste très proche de ses parents: Laura par exemple appelle sa mère tous les jours pour savoir comment elle va. Pour toutes ces raisons, les relations intergénérationnelles me semblent ici beaucoup plus décomplexées que chez nous: il n'est pas rare qu'un pendejo &lt;em&gt;(mi-ado, mi-jeune)&lt;/em&gt; engage la discussion à une abuelita &lt;em&gt;(grand-mère)&lt;/em&gt; dans le métro. Les rapports entre générations me semblent également plus naturels et plus confiants que chez nous, un exemple: à la chorale les gens ont entre 19 et 60 ans, mais lorsqu'un asado s'organise, tout le monde y participe. De même les quelques adultes qui reviennent à la fac suivre quelques cours me semblent beaucoup plus intégrés à la communauté juvénile que nos pauvres trentagénaires isolés au fin fond des amphis parisiens. Ce naturel et ce respect mutuel entre générations explique peut être aussi le fait que les rapports profs/élèves se fondent beaucoup plus sur une relation de confiance que chez nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autre part, pour des raisons tant culturelles et éducatives (les études sont un peu plus longues que chez nous) que financières, les jeunes vivent chez leurs parents beaucoup plus longtemps. A la fac, bien que la plupart des gens en cours avec nous aient plus de 22-23 ans, presque tous vivent chez leurs parents. Seuls ceux venus d'autres provinces ont leur propre appart, qu'ils partagent en général avec leurs frères et/ou soeurs. Il est vrai que pour un étudiant issu de classe moyenne, payer un loyer dans la capitale revient vite hors de prix, alors quand on a la chance d'avoir des parents qui y vivent, on y reste. Mais plus que pour des questions financières, il me semble que l'indépendantisation tardive des jeunes revet des dimensions culturelles importantes, tant que l'on ne vit pas en couple et que l'on supporte encore ses parents, pas de raison de partir. Autant cette cohabitation peut avoir du bon, la solidarité intrafamiliale s'en trouve renforcée (à ce propos j'ai parfois l'impression que les argentins craignent moins les grossesses précoces, car ils savent qu'ils peuvent compter sur les parents pour les aider à assumer l'enfant, mais ce n'est qu'une impression...), autant je trouve parfois qu'elle bloque l'émancipation, la maturation et l'entreprenariat des jeunes, longtemps couvés, à l'abri de responsabilités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'indice de fécondité, qui s'élève ici à 2,4 enfants par femme, contre 2 en France, et moins de 2 dans la plupart des autres pays européens, est relativement élevé. Outre les causes traditionnelles expliquant ce phénomène (accès à la contraception limité, faible éducation sexuelle, etc.), il me semble que le culte de l'enfant et de la famille nombreuse fait partie de la culture argentine. Entre le dia de los ninos, la fiesta de egresados*, le viaje de egresados**, les quince des filles***, les dieciocho des garçons, les cumpleanos, noël et j'en passe, les occasions ne manquent pas de satisfaire les jeunes pousses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R2MuQdyOMiI/AAAAAAAAAIs/1BI5XRJedDo/s1600-h/Indec+4+-+piramide+poblacional.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R2MuQdyOMiI/AAAAAAAAAIs/1BI5XRJedDo/s400/Indec+4+-+piramide+poblacional.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5144006059795296802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R2Mv9NyOMjI/AAAAAAAAAI0/SJclPPvleJs/s1600-h/paragraphe_img_1_fr_pyramide_07_bleue%5B1%5D.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R2Mv9NyOMjI/AAAAAAAAAI0/SJclPPvleJs/s400/paragraphe_img_1_fr_pyramide_07_bleue%5B1%5D.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5144007928106070578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin dernier constat sociétal: le nombre hallucinant de mariages. Je n'ai pas de chiffres pour appuyer ce que je dis, mais entre ceux des cousins et des copains, les argentins sont toujours fourés dans des mariages, en témoigne le nombre de fois où je me suis entendue dire de la part de copains/copines: &lt;em&gt;"no puedo salir este fin de semana, tengo un casamiento".&lt;/em&gt; Certes le nombre est en baisse, et les divorces augmentent, mais nombreux sont ceux qui se remarient après une séparation. Poids des traditions? de la religion? Ou simple occasion de célébrer l'union et de faire la fête? Peut être un peu de tout...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ces paroles légèrement rébarbatives, j'arrête de jouer les sociologues et vais boucler ma valise!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* fête organisée par les collèges/lycées chaque année pour fêter la fin des cours.&lt;br /&gt;** A la fin de la terminale, la plupart des lycées propose à l'ensemble de la propotion un voyage pour fêter la sortie du secondaire.&lt;br /&gt;*** Hormis les anniversaires annuels, il est de coutume ici de faire une plus grosse fête pour les 15 ans des filles et pour les 18 ans des filles. A l'occasion, et pour ceux qui ont les sous, les filles se voient traditionnellement offrir de l'argent ou un voyage.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-3610251690955939051?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/3610251690955939051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=3610251690955939051' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/3610251690955939051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/3610251690955939051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/12/socit-et-traditions.html' title='Société et traditions'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R2MuQdyOMiI/AAAAAAAAAIs/1BI5XRJedDo/s72-c/Indec+4+-+piramide+poblacional.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-2210931646926686316</id><published>2007-12-12T19:04:00.000-08:00</published><updated>2007-12-12T19:20:37.900-08:00</updated><title type='text'>Buenos Aires en images.</title><content type='html'>Les dernières photos sont en ligne, pour vous donner un aperçu de l'atmosphère bonaerense au printemps et du quartier de la Recoleta, que j'ai découvert aujourd'hui: avec ses immeubles haussmaniens, ses ambassades majestueuses et ses places pleines d'élégance, Recoleta, aussi appelé le petit Paris, est le fief de l'aristocratie bonaerense, venue s'y installer après avoir fui le quartier de San Telmo, aujourd'hui plus populaire, alors contaminé par la fièvre jaune. Idéal pour prendre un bain de soleil sur une des multiples petites places verdoyantes, faire des folies à la feria de las artesanias, se perdre entre les sépultures disproportionnées du cimetière, ou encore siroter un jus d'orange frais sur la terrasse du centro cultural. Si les quelques cartoneros faisant les poubelles n'étaient pas là pour nous ramener à la réalité argentine, on se laisserait facilement enfermer dans cette bulle, îlot de tranquilité au sein de la schizophrénie urbaine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-2210931646926686316?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/2210931646926686316/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=2210931646926686316' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/2210931646926686316'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/2210931646926686316'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/12/buenos-aires-en-images.html' title='Buenos Aires en images.'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-5515116092404832850</id><published>2007-12-10T14:58:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T13:16:20.374-08:00</updated><title type='text'>Mar del plata te pone bien!</title><content type='html'>Située sur la côte Atlantique, toujours dans la province de Buenos Aires, à 4-5h de voitures de la capitale, Mar del Plata est LA destination balnéaire des argentins par excellence. Bien qu'elle atteigne à peine le million d'habitants hors saison (850 000 d'après un chauffeur de taxi), elle voit sa population doubler en été, alors qu'y accourent les portenos profitant de leurs vacances pour venir se dorer la panse, respirer le bon air marin, et manger des churros. Si Mar del Plata était à l'origine une ville réservée à l'aristocratie coloniale, en témoignent les nombreuses demeures aux proportions démesurées, J.Peron aurait fait en sorte d'en démocratiser l'accès, ce qui explique qu'on y trouve aujourd'hui toute sorte de population, unanimement d'accord pour vous dire que &lt;em&gt;Mar del plata te pone bien!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R130polcEvI/AAAAAAAAAH0/i3vCDwah7OU/s1600-h/Mar+del.bmp"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R130polcEvI/AAAAAAAAAH0/i3vCDwah7OU/s400/Mar+del.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5142535345633235698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc histoire de se "poner bien", et de commencer les vacances comme il se doit, que l'on a décidé d'aller y passer un week-end avec des copains de l'assoc (Un techo para mi pais), profitant du fait que les grands-parents d'un d'entre eux y aient une maison. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d'arriver à Mar del Plata, il faut, comme pour atteindre n'importe quelle ville d'Argentine, traverser des kilomètres de pampa, sauf que cette fois-ci ce n'était pas la pampa arida que j'avais l'habitude de voir, mais la pampa HUMEDA, aha! Bref au bout de 2h de trajet accrochée à la vitre avec mon appareil photo, j'ai fait tellement de peine à Felix qu'il a failli par s'arrêter pour que je vois les vaches de plus près, ils sont fous ces français...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R131SYlcEwI/AAAAAAAAAH8/PVB6O1dFi3E/s1600-h/IMGP4039.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R131SYlcEwI/AAAAAAAAAH8/PVB6O1dFi3E/s400/IMGP4039.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5142536045712904962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R131rIlcExI/AAAAAAAAAIE/dmtlQblIJu4/s1600-h/IMGP3927.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R131rIlcExI/AAAAAAAAAIE/dmtlQblIJu4/s320/IMGP3927.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5142536470914667282" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Arrivés donc le vendredi soir à "Mar del", ce n'était pas une maison qui nous attendait mais un quasi château. Ils se trouvent que les arrières grands-parents de Felix, première génération de la famille à avoir immigré en Argentine, étaient d'anciens grands propriétaires terriens du latifundio, à la tête d'exportations massives, et qu'ils se seraient fait construire cette petite demeure pour venir passer quelques jours à la mer de temps en temps...! Moi je trouve ça bien les copains comme ça! Quasi château au style médiéval, d'une quinzaine de chambres et d'une cinquantaine de lits, dans lequel on aurait put loger une trentaine de familles de Maquinista Savio... vous avez dit inégalités?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R132NIlcEyI/AAAAAAAAAIM/Ry05OkfxPDw/s1600-h/IMGP3941.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R132NIlcEyI/AAAAAAAAAIM/Ry05OkfxPDw/s400/IMGP3941.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5142537055030219554" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un tel contexte, le week-end ne pouvait que bien se passer, un avant goût de vacances à base de séances bronzette sur la plage, de pauses churros, de maté et de bonnes fiestas au rythme de la qumbia, tout ça avec des gens ravis de vous faire connaître leur pays, le pied! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R1325YlcEzI/AAAAAAAAAIU/3AQWDq5OUik/s1600-h/IMGP3980.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R1325YlcEzI/AAAAAAAAAIU/3AQWDq5OUik/s400/IMGP3980.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5142537815239430962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R133VolcE0I/AAAAAAAAAIc/yd4JUpgnmwA/s1600-h/IMGP4025.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R133VolcE0I/AAAAAAAAAIc/yd4JUpgnmwA/s400/IMGP4025.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5142538300570735426" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En gros Mar del Plata se résume en trois points:&lt;br /&gt;1. C'est une ville...&lt;br /&gt;2. ... sur la côte argentine (les argentins sont les premiers à dire que leurs plages n'ont rien d'extraordinaire)&lt;br /&gt;3. Pero que Buena Onda!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R133vYlcE1I/AAAAAAAAAIk/fYNPqtksyeE/s1600-h/IMGP3951.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R133vYlcE1I/AAAAAAAAAIk/fYNPqtksyeE/s400/IMGP3951.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5142538742952366930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-5515116092404832850?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/5515116092404832850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=5515116092404832850' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/5515116092404832850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/5515116092404832850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/12/mar-del-plata-te-pone-bien.html' title='Mar del plata te pone bien!'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R130polcEvI/AAAAAAAAAH0/i3vCDwah7OU/s72-c/Mar+del.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-409974735502475444</id><published>2007-12-06T16:35:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T13:16:20.725-08:00</updated><title type='text'>C'est les vava, c'est les cancan, c'est les... VACANCES!</title><content type='html'>Ca y est, elles sont là, les jolies, les précieuses, les tant attendues VACANCES! le dernier parciel est derrière nous, comme dirait les argentins: me fue como al horto, pero me lo saqué de encima! Finis les virus, les pipettes et les linfocites, du moins pour un bout de temps! Demain départ pour Mar del Plata, sur la côte Atlantique, avec des copains de l'assoc, retour à Buenos Aires dimanche soir pour une petite semaine tranquilou, profiter des ferias, des marchés, des bars, des musées, de l'ambiance estivale de la ciudad, et surtout plier baggages, car le 15 décembre, c'est hasta la vista Baby, en route pour la grande vadrouille! Au programme, dans l'ordre: Uruguay, sud du Brésil (nouvel an chez un ami brésilien à Florianopolis), retour à Buenos Aires pour renvoyer Loulou dans l'avion et récupérer Océane, puis direction la Patagonie pendant 1 mois, arrivée fin janvier à Ushuaïa, avion jusqu'à Lima, une dizaine de jours au Pérou, une dizaine de jours en Bolivie, puis retour à Buenos Aires par le Nord de l'Argentine fin février, fiou, il était temps! &lt;br /&gt;Moi je dis: vive l'euro fort ;)&lt;br /&gt;Le blog va être dur à tenir pendant tout ce temps, entre les campings et les hostels, je doute qu'il y ait beaucoup de cybercafés dans les steppes patagoniennes... mais je ferais de mon mieux, c'est promis!&lt;br /&gt;En attendant la reprise des cours (prévue autour du 20 mars 2008) semble trèèèès lointaine! :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R1jW-CIKaBI/AAAAAAAAAHs/2fhXV0W4qJA/s1600-h/america2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R1jW-CIKaBI/AAAAAAAAAHs/2fhXV0W4qJA/s400/america2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141095335854762002" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-409974735502475444?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/409974735502475444/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=409974735502475444' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/409974735502475444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/409974735502475444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/12/cest-les-vava-cest-les-cancan-cest-les.html' title='C&apos;est les vava, c&apos;est les cancan, c&apos;est les... VACANCES!'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R1jW-CIKaBI/AAAAAAAAAHs/2fhXV0W4qJA/s72-c/america2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-4796172782060259211</id><published>2007-12-01T16:48:00.000-08:00</published><updated>2007-12-01T17:43:29.251-08:00</updated><title type='text'>Vous avez dit loi?</title><content type='html'>La loi en Argentine? Quelquechose qui fait bien sur le papier, inventé pour occuper les politiciens et faire parler les journalistes, un ornement législatif sans valeur, là pour la forme, pour faire bien... Voilà le discours que vous tiennent la plupart des argentins en référence à la force de la loi dans leur pays.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vrai que le respect des règles n'est pas la chose la plus flagrante ici. Un exemple: le vote est obligatoire, mais près de 25% de la population s'est abstenue aux dernières élections. En théorie celui qui ne se rend pas aux urnes peut avoir des problèmes avec l'adminitration et encourt une amende, mais bon, dans la pratique on s'arrange, no pasa nada, quedate tranquilo, esta todo bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En même temps si personne ne respecte les règles, quel intérêt aurais-je à les respecter? Passager clandestin, me voilà! Ici on ne fait confiance ni aux hommes politiques, ni à ses voisins, vu comme ça l'Argentine devient vite le pays de la débrouille, chacun tentant de se frayer un chemin comme il peut. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'exemple qui illustre le mieux ce constat est la conduite. En tête de liste des conseils aux voyageurs donnés par le ministère des affaires étrangères français: la violence routière, dite &lt;em&gt;"première source d'insécurité en Argentine".&lt;/em&gt; Avec ses 11 000 morts par an, l'Argentine détient en effet le record mondial de tués sur la route (Maman arrête tout de suite la lecture de cet article si tu tiens à ta santé cardiaque). Une seule règle à respecter: le chacun pour soi. En général les routes sont larges, les limitations de vitesse peu présentes, et les poches des flics ouvertes à tout acte de générosité, le but est donc simple: arriver le plus vite possible à destination en évitant un maximum de feux rouges, en laissant passer un minimum de piétons, et en essayant coûte que coûte de dépasser le véhicule devant soi, même si ça implique faire une queue de poisson à celui qui est derrière (ah qu'ils sont loin nos bons vieux angles morts!).&lt;br /&gt;Enfin le top du top, c'est quand même le péage (chose que j'ai pu expérimenter à plusieurs reprises grâce aux sorties hors de la ville avec les copains). Pour désengorger la circulation sur les autoroutes, les péagistes ont ordre de laisser passer les gens gratuitement lorsque la queue se fait trop longue. Mais l'argentin est fûté, voyant dans cette pratique un moyen d'économiser 2 pesos, il se met à klaxonner 500 mètres avant d'arriver au péage (histoire de mettre la pression aux péagistes), choisit la queue la plus longue pour garantir un maximum d'entassement, et appuit sur l'accélérateur comme un taré au moment où les barrières s'ouvrent. Résultat: quelques pesos d'économisés, des barrières défoncées par les retardataires ayant quand même essayé de passer, des péagistes aux tympans explosés, et un maximum d'accidents à la sortie du péage! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin à part ça, je suis toujours en vie, et tiens à préciser que les argentins sont aussi capables d'être extrêmement généreux et solidaires, que demande le peuple?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-4796172782060259211?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/4796172782060259211/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=4796172782060259211' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/4796172782060259211'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/4796172782060259211'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/12/vous-avez-dit-loi.html' title='Vous avez dit loi?'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-4361598600557596282</id><published>2007-12-01T15:41:00.000-08:00</published><updated>2007-12-01T16:40:58.139-08:00</updated><title type='text'>Ahoora hace calor!</title><content type='html'>1er décembre à Buenos Aires: 30 degrés. Une chaleur qui vous pénètre le corps et vous applatit, vous coupe toute énergie. Une seule envie: faire le phoque au bord de la piscine toute la journée. Mais le mieux c'est qu'il paraît que ce n'est rien comparé aux 40-45°C du mois de janvier! Loulou, Océ, Antonin, préparez les déos et les brumisateurs, on va morfler!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-4361598600557596282?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/4361598600557596282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=4361598600557596282' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/4361598600557596282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/4361598600557596282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/12/ahoora-hace-calor.html' title='Ahoora hace calor!'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-7435263853696896315</id><published>2007-11-22T13:13:00.000-08:00</published><updated>2007-11-22T13:47:05.236-08:00</updated><title type='text'>Macho, macho maan...</title><content type='html'>Il y a des remarques comme ça qu'il est difficile d'oublier. Alors qu'Anaclara ne peut pas aller à l'anniversaire de Guillermo, parce que c'est loin, qu'il faudrait dormir là bas, et que ça son copain ne le tolèrerait pas, le père de Lucia, une copine de la natation, lui fait vivre un enfer depuis qu'il a décidé que le mec avec qui elle est en ce moment n'est pas fait pour elle. De son côté Josephina cache à son copain qu'elle héberge en ce moment un ami venu lui rendre visite de Cordoba, &lt;em&gt;"non mais t'imagines, s'il apprend qu'un autre garçon que lui dort chez moi, bien qu'il dorme sur le canapé, il me tue!", &lt;/em&gt;me dit-elle en rigolant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bizarrement moi je ne trouve pas ça très drôle, je ne trouve pas ça très drôle que Maria doive se presser tous les soirs pour tout mettre en ordre dans la maison avant que son mari ne rentre, comme je ne trouve pas ça très drôle de ne pas pouvoir porter de jupe au-dessus du genoux sans se sentir oppressée par les regards et les sifflements des hommes de la rue. Pourquoi est-ce que quand on a des seins et les cheveux longs en Argentine, on est obligé de se demander chaque matin avant de s'habiller si ce qu'on s'apprete à mettre est acceptable? Si ça ne fait pas trop "pouffe", trop dénudée? Et qui sont-ils, ceux qui nous sifflent, pour s'octroyer le droit de nous violer du regard quand on leur passe devant, nous ramenant ainsi avec mépris à notre corps, comme si nous n'étions que physique?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref sur ce coup de gueule, je vais manger du chocolat et regarder un épisode de Desperate Housewives, voilà!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-7435263853696896315?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/7435263853696896315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=7435263853696896315' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/7435263853696896315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/7435263853696896315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/11/macho-macho-maan.html' title='Macho, macho maan...'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-7190711174086213871</id><published>2007-11-19T13:41:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T13:16:21.303-08:00</updated><title type='text'>Origines.</title><content type='html'>A quelques cuadras de chez nous, au collège de la communauté héllenique de Buenos Aires, continue de se transmettre la culture des premiers grecs ayant foulé le sol argentin. Quelques rues plus loin, c'est dans un restaurant arménien tenu par les familles de la communauté que Mariana, copine de la fac et descendante d'immigrés arméniens, nous a emmené manger. Vendredi soir, une chorale de descendants croates faisait vibrer les bancs de l'aula magna (amphi principal de la fac) au son de chants orientaux; Laura, elle, rêve de pouvoir un jour aller en Italie, marcher sur les traces de ses ancêtres... Depuis notre arrivée les exemples se multiplient, et avec les origines, l'Argentine a été et continue d'être le point d'atterissage de parcours migratoires en tout genre, sa population une mosaïque de communautés (Big up à tous les multiculturalistes ;)).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le week-end dernier, à &lt;em&gt;la fiesta de las colectividades&lt;/em&gt; de Rosario, elles étaient toutes présentes, de la Corée du Sud au Pérou, en passant pas l'Iran, le Liban, la Pologne, l'Espagne ou l'Irlande, une multitude de stands pour une multitude de communautés fières de constituer ensemble l'acutelle population argentine. Venues chacune avec leurs danses, leurs chants et leurs spécialités culinaires, l'effervescence est telle qu'on en oublierait presque le stand des tribues indiennes, reclu à une extrêmité du parc, silencieux, discret, il semble presque apeuré...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu d'histoire (merci wikipedia): au milieu du 19ème siècle, les constitutionalistes de la Terre nouvelle (d'origine espagnole pour la plupart), inspirés par la devise Alberdienne &lt;em&gt;"gobernar es poblar"&lt;/em&gt; et lasses de voir s'étendre à perte de vue des hectares de pampa vides (c'est vrai qu'une fois exterminés tous les indiens, il reste plus grand chose...) décident d'ouvrir grand les portes à l'immigration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Victimes de persécutions ethniques et religieuses, d'épidémies, de famines, de pressions démographiques et économiques se pressent alors dans l'embouchure du Rio de la Plata, animés par des rêves de prospérité et de liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le gros de l'immigration vient avant tout d'Espagne et d'Italie, les langues parlées sur les cargos qui traversent l'Atlantique sont nombreuses: français, irlandais, polonais, allemand, mais également syrien, libanais, ou encore hébreux. Après la seconde guerre mondiale, c'est au tour des pays d'Europe orientale de voir émigrer les leurs vers les terres australes. Aujourd'hui l'immigration semble encore une fois avoir pris un autre visage: alors que se multiplient les épiceries chinoises dans la capitale, Péruviens et Boliviens accourent aux portes de la ville, en quête de travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R0Oj_PFf0uI/AAAAAAAAAHM/BE8vQ0rbhJY/s1600-h/immigration.bmp"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R0Oj_PFf0uI/AAAAAAAAAHM/BE8vQ0rbhJY/s400/immigration.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5135128306909172450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seuls absents du décor: les africains. Pourtant au temps de l'esclavage, les premiers colonisateurs en auraient fait venir par millions pour travailler dans les mines et les plantations... Mais il fallait bien envoyer des gens sur le front pendant la guerre d'indépendance, aujourd'hui il n'en reste presque plus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref quand on voit la liste des communautés présentes ici, et la liberté avec laquelle elles mettent en pratique leur identité, on se demande comment le pays fait pour être encore en un seul morceau. Et pourtant les argentins sont avant tout argentins et fières de l'être, mangent tous du dulce de leche, boivent tous (ou presque) du maté, et connaissent tous l'hymne national sur le bout des doigts. Unité nationale et communautarisme ne semblent donc pas être contradictoires. Mais les choses se compliquent peut-être un peu quand on en vient à l'établissement de politiques publiques (qui sont ma foi, pas très glorieuses...): communautarisme et politiques publiques efficaces sont-ils compatibles? (conclusion et ouverture hophophop, saloperie de sciences-po quand tu nous tiens!)&lt;br /&gt;J'ai pas la réponse mais j'ai la question, c'est déjà ça!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R0On8PFf0wI/AAAAAAAAAHc/LnslPADLYIM/s1600-h/immigration+2.bmp"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R0On8PFf0wI/AAAAAAAAAHc/LnslPADLYIM/s400/immigration+2.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5135132653416076034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-7190711174086213871?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/7190711174086213871/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=7190711174086213871' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/7190711174086213871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/7190711174086213871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/11/origines.html' title='Origines.'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/R0Oj_PFf0uI/AAAAAAAAAHM/BE8vQ0rbhJY/s72-c/immigration.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-8356689782915840753</id><published>2007-11-12T19:18:00.001-08:00</published><updated>2008-12-10T13:16:23.065-08:00</updated><title type='text'>En remontant le Rio Parana...</title><content type='html'>Passé le delta du Rio de la Plata, en remontant vers le Nord de l'Argentine par le Rio Parana, on s'enfonce progressivement dans la province de Santa Fe, jusqu'à atteindre la ville de Rosario. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzkqgYtYlJI/AAAAAAAAAF0/UEL-9ctY1tU/s1600-h/mapa_ubicacion%5B1%5D.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzkqgYtYlJI/AAAAAAAAAF0/UEL-9ctY1tU/s400/mapa_ubicacion%5B1%5D.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132179986242376850" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzkvFItYlRI/AAAAAAAAAG0/HTJzpuQT92c/s1600-h/santafeg%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzkvFItYlRI/AAAAAAAAAG0/HTJzpuQT92c/s400/santafeg%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132185015649080594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce chemin c'est celui qu'ont emprunté des centaines de milliers d'immigrés venus peupler la terre nouvelle, faisant aujourd'hui de Rosario la troisième ville du pays en nombre d'habitants. Ayant longtemps été un centre d'exportation massif (de par sa position géographique privilégiée), Rosario ne respirait ni le tourisme ni la tranquilité, jusqu'à ce qu'il y a quelques années, les rosarinos entreprennent un réaménagement massif de la ville, mettant à profit ses nombreux atouts géographiques, et attirant moulte de touristes à y passer le week-end. La clé de cette transformation réussie? Un gouvernement socialiste à la tête de la ville depuis plusieurs années, qui fait la fierté de la plupart de ses habitants, et marque l'originalité de Rosario, seul bastion socialiste du pays. &lt;em&gt;"Nous sommes les seuls à avoir réussi à mettre le péronisme dehors", &lt;/em&gt;me dit un rosarino fièrement, au cours d'une discussion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzkvwotYlSI/AAAAAAAAAG8/bhKZ2k2FePQ/s1600-h/P1010072.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzkvwotYlSI/AAAAAAAAAG8/bhKZ2k2FePQ/s320/P1010072.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132185762973390114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Rosario c'est aussi la ville où Laura, une copine de la fac, a fait ses premières années d'études, et c'est là où elle et son copain David nous ont emmené, Maud et moi, passer le week-end (merci au copain pour la voiture!). Arrivées le samedi midi après 2h30 de route (une aubaine pour Maud et moi maintenant habituées aux voyages de 15h...), les parents de David nous accueillent comme des rois, ils ont tous les deux fait un an d'étude en France dans leur jeunesse et sont absolument fans du pays, c'est à peine s'ils n'ont pas déroulé le tapis rouge pour notre arrivée, on n'a plus qu'à mettre les pieds sous la table, c'est parfait!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'après-midi Laura nous fait visiter la ville, il fait beau, il y a des rues pavées et pleins de bâtiments coloniaux, le vent marin (ou devrais-je dire "fluvial") nous débouche les narines et nous ébouriffe les cheveux, on respire, les arbres, des jacarandas aux sycomores en passant par les palmiers et les platanes, sont tous aussi majestueux les uns que les autres, c'est le printemps à Rosario, et j'aime!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rzkr8YtYlMI/AAAAAAAAAGM/agrCEOc1v6A/s1600-h/P1010103.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rzkr8YtYlMI/AAAAAAAAAGM/agrCEOc1v6A/s400/P1010103.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132181566790341826" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzkrkYtYlLI/AAAAAAAAAGE/9MqriIO0fwQ/s1600-h/IMGP3747.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzkrkYtYlLI/AAAAAAAAAGE/9MqriIO0fwQ/s400/IMGP3747.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132181154473481394" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir on rejoint les pots de Laura dans un bar-boîte sur la Costanera, cumbia et cuarteto toute la nuit, les argentins sont infatigables (au grand dam de mes jambes qui crient "au dodoooo"), ça shtroumf sec!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journée du dimanche est encore plus dur que le reste: affalées sur nos serviettes, on se fait rôtir au soleil pendant que Mariana, la copine de Laura, nous fait tourner le maté, trop beau la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzktQotYlOI/AAAAAAAAAGc/qdZl6P7-ky0/s1600-h/P1010163.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzktQotYlOI/AAAAAAAAAGc/qdZl6P7-ky0/s400/P1010163.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132183014194320610" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le clou du spectacle, c'est la bouffe du dimanche soir. Ayant suivi les conseils du Lonely Planet, Maud et moi atterissons dans un des meilleurs (et des moins chers, faut pas déconner) tenedor libre (littéralement "fourchette libre", autrement dit "buffet à volonté") de la ville, vous savez un de ces endroits où il y a tellement de choses qu'on se sait pas quoi prendre, où l'on finit par tout prendre (il fait bien rentabiliser le prix du menu, n'est ce pas Vincent?) et dont on ressort avec la peau du ventre bien tendue et l'envie de vomir. &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzkwJYtYlTI/AAAAAAAAAHE/_QcJ-zyhLqI/s1600-h/P1010197.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzkwJYtYlTI/AAAAAAAAAHE/_QcJ-zyhLqI/s320/P1010197.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132186188175152434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comble du consumisme, usine de la malbouffe, le lieu se transforme sous nos yeux en un véritable laboratoire d'analyse sociologique. 80% des gens qui nous entourent sont gros, voir obèses, j'ai l'impression de pénétrer la vie d'une nouvelle frange de la population, victime (ou bénéficiaire, à vous de juger) de l'influence américaine, bien présente sur le continent. En attendant le flan et la glace au dulce de leche ne sont pas mauvais, il suffit d'oublier que les innombrables restes finiront à la poubelle à la fin de la soirée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzkuDItYlQI/AAAAAAAAAGs/x_V08Z0Dljs/s1600-h/P1010200.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzkuDItYlQI/AAAAAAAAAGs/x_V08Z0Dljs/s400/P1010200.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132183881777714434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref un week-end encore riche en expériences! Seule frustration: les bâteaux-bus ne fonctionnant pas le lundi, nous n'avons pas pu atteindre les îles... mince alors, il va falloir revenir!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NB: Vu que j'ai oublié mon appareil les 2 premiers jours, beaucoup de photos ont été prises par Maud, merci cocotte!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-8356689782915840753?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/8356689782915840753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=8356689782915840753' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/8356689782915840753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/8356689782915840753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/11/en-remontant-le-rio-parana.html' title='En remontant le Rio Parana...'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzkqgYtYlJI/AAAAAAAAAF0/UEL-9ctY1tU/s72-c/mapa_ubicacion%5B1%5D.gif' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-3155847991256824843</id><published>2007-11-03T15:04:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T13:16:24.083-08:00</updated><title type='text'>"Un enfant quand je veux et si je veux", ou pas.</title><content type='html'>Aujourd'hui, les pays autorisant l'avortement regroupent 41,4% de la population mondiale, ceux qui l'autorisent pour sauver la vie de la femme enceinte, pour des raisons de santé mentale ou socioéconomiques, 48,5%, au total 89,9%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Argentine l'avortement est illégal. La loi (articles 85,86,87 et 88 du code pénal), sanctionne par des peines de prisons allant de 1 à 15 ans, tant les femmes se faisant avorter que ceux ayant réalisé l'opération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La même loi établit cependant deux clauses d'exception à ces peines: lorsque l'avortement se pratique pour sauver la femme d'une grossesse qui menacerait sa vie ou sa santé, ou sur une femme mentalement handicapée dont la grossesse serait le fruit d'un viol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ces cas d'exceptions restent l'objet de vifs débats illustrés par les fluctuations des textes de loi, et se heurtent souvent aux principes moraux et religieux des médecins.*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Ry0I70SWtTI/AAAAAAAAAFc/MJdvjJ7DK6k/s1600-h/tarjeta_campa_a_mujer_urbana_1%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Ry0I70SWtTI/AAAAAAAAAFc/MJdvjJ7DK6k/s320/tarjeta_campa_a_mujer_urbana_1%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5128765374385796402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Idas y venidas ... se derogan, se reincorporan, se vuelven a derogar, y mientras tanto, nosotras las mujeres argentinas seguimos muriendo o nos encontramos presas (como Romina Tejerina), violadas y condenadas, sin derecho a decidir, portando úteros punibles". &lt;/em&gt;(Marité de Rosario, www.derechoalaborto.org.ar)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a plus d'un an, la cour suprême autorisait une jeune fille handicapée victime d'un viol de se livrer à l'avortement. Face au refus des médecins du public de se livrer à une telle opération, cette dernière fut avortée dans une clinique privée. Mais aujourd'hui encore, plus d'un an après les évènements, ce cas fait parler de lui. Malgré les arguments avancés par la sénatrice Vilma Iberra pour défendre l'action de la justice argentine, mettant en avant le devoir de protection de la santé physique que possède l'Etat argentin envers ses citoyens, et insistant sur &lt;em&gt;"la tragédie que représente pour une jeune fille handicapée, l'implantation violente et forcée d'un embryon"&lt;/em&gt;*, l'Eglise et le Secrétariat Nacional de la famille, il y a peu, réitéraient leurs critiques, n'hésitant pas à qualifier le gouvernement d'assassin, et mettant en garde contre la montée d'une idéologie pro-avortement au pouvoir. &lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Ry0IaUSWtSI/AAAAAAAAAFU/R6i7mjH6xmY/s1600-h/aborto%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Ry0IaUSWtSI/AAAAAAAAAFU/R6i7mjH6xmY/s200/aborto%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5128764798860178722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu de temps après, dans la rubrique "courrier des lecteurs" de La Nacion, on pouvait lire l'article suivant:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"A los problemas cronicos que nos agobian diariamente, ahora se agrega el mas grave, el que nos cierra el estomago cada manana en pleno desayuno: el aborto asistido por el Estado.&lt;br /&gt;Toda la fuerza de la medicina, con su vocacion esencial por la vida, se vio, una vez mas, aplastada por el poder superior de los ministros de Salud de turno, que autorizaron el homicidio organizado de otro bebe en plene y saludable desarrollo.&lt;br /&gt;Ningun ser racional espera que una nena descapacitada o violada sea madre. Lo que esperamos todos es la creacion de un programa eficiente de asistencia y contencion psicologica, medica y economica, que la ayude a llevar a termino el embarazo, y un sistema de adopcion eficaz que, inmediatamente, ponga en contacto a ese bebe con alguna de las tantas parejas que suenan con un hijo y escriben un capitulo paralelo de intenso sufrimiento, impotencia y frustraction por no lograrlo. &lt;br /&gt;Dos problemas, una solucion"&lt;/em&gt;(Florencia Sanguinetti)**&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pendant ce temps, à la fac de sciences sociales, les affiches plaidant pour le droit des femmes à disposer de leurs corps se multiplient...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Ry0JSkSWtUI/AAAAAAAAAFk/rt0-wKPx_TE/s1600-h/aborto7%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Ry0JSkSWtUI/AAAAAAAAAFk/rt0-wKPx_TE/s400/aborto7%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5128765765227820354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzkTJItYlII/AAAAAAAAAFs/Di15b2S8wtc/s1600-h/IMGP3731.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RzkTJItYlII/AAAAAAAAAFs/Di15b2S8wtc/s400/IMGP3731.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132154298042979458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*http://www.derechoalaborto.org.ar/legis.htm&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;**En français: &lt;em&gt;"Aux problèmes croniques qui nous accablent quotidiennement s'ajoute aujourd'hui le plus grave, celui qui nous noue l'estomac chaque matin au petit déjeuner: l'avortement assisté par l'Etat.&lt;br /&gt;Toute la force de la médecine, ayant pour vocation essentielle la lutte pour la vie, s'est vue, une fois de plus, écrasée par le pouvoir supérieur des ministres de Santé ayant autorisé l'homicide organisé d'un autre bébé en plein et sain développement.&lt;br /&gt;Aucun être rationnel ne peut aspirer à ce qu'une jeune fille handicapée ou violée soit maman. Mais ce que nous souhaitons tous, c'est la création d'un programme efficace d'assistance et de soutien psychologique, médicale et économique, qui l'aide à mener à bien sa grossesse, ainsi qu'un système efficace d'adoption qui mette immédiatement en contact le bébé avec l'un des nombreux couples privés injustement du droit d'avoir un enfant.&lt;br /&gt;Deux problèmes, une solution"&lt;/em&gt; (Florencia Sanguinetti)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-3155847991256824843?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/3155847991256824843/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=3155847991256824843' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/3155847991256824843'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/3155847991256824843'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/11/un-enfant-quand-je-veux-et-si-je-veux.html' title='&quot;Un enfant quand je veux et si je veux&quot;, ou pas.'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Ry0I70SWtTI/AAAAAAAAAFc/MJdvjJ7DK6k/s72-c/tarjeta_campa_a_mujer_urbana_1%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-427818350862430777</id><published>2007-10-18T20:00:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T13:16:25.594-08:00</updated><title type='text'>Arriba el techo!!</title><content type='html'>Ca y est, la construction est terminée, Vicente, Maria et leurs  5 enfants ont maintenant une maison de 18m2 sur pilotis, isolée et vernis, un toît sous lequel il ne pleut pas, une maison où l'on peut faire ses devoirs, un peu plus d'espace et d'intimité enfin, pour les trois adolescents de la famille, jusqu'à présent obligés de partager le foyer familial, une cabane d'une quinzaine de mètres carrés, faite de tôle et de carton, perdue au milieu des centaines de bicoques du bidonville (villa) de Maquinista Savio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit retour dans le temps: vendredi soir dernier, Maud, Hugo et moi arrivons, marteau, duvet et k-way sous le bras, au gymnase servant de rendez-vous aux 600 volontaires venus filer un coup de main à la construction des maisons. Après les quelques heures d'attente traditionnelles (le quart d'heure de politesse argentin qu'ils disent), les organisateurs nous répartissent entre les 9 écoles chargées de nous accueillir, j'atteris dans la "escuela violeta", accompagnée de quelques 70 autres bénévoles: direction Maquinista Savio, petite ville du partido de Escobar, dans la banlieue de Buenos Aires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RxggS0PSi6I/AAAAAAAAAEk/0ey2A0pn2Kc/s1600-h/IMGP3655.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RxggS0PSi6I/AAAAAAAAAEk/0ey2A0pn2Kc/s400/IMGP3655.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5122880083766447010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivés à l'école vers 22h, on s'installe comme on peut, à 20 par salle de classe, les duvets à même le sol, ça s'annonce folklo! Sandwichs et empanadas nous attendent au repas, l'occasion de faire connaissance des autres voluntarios, et de commencer le séjour dans la bonne humeur. Les voluntarios ont tous entre 18 et 25 ans, et de l'énergie ils en ont, heureusement, car le programme est chargé!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rxgg10PSi7I/AAAAAAAAAEs/qqz_-R21YUg/s1600-h/IMGP3656.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rxgg10PSi7I/AAAAAAAAAEs/qqz_-R21YUg/s400/IMGP3656.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5122880685061868466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réveillés au chant du coq pour être dans la villa à 8h, la construction dure chaque jour jusqu'à environ 18h: on martèle, on visse, on cloue, le soleil tape et les muscles travaillent! Mais la qumbia qui résonne dans tout le quartier est là pour nous motiver, de même que le maté qui tourne régulièrement, que l'on soit en train de creuser ou de scier, après tout on a 2 mains, autant les utiliser! Les pauses (qui sont nombreuses, on est en Argentine, faut pas déconner!) sont l'occasion de discuter avec les futurs propriétaires de la maisonnette, ou d'organiser des matchs de foot avec les enfants du quartier. Elles sont aussi l'occasion de s'arrêter 2 minutes, de regarder autour de soi, et de se dire "effectivement, c'est pauvre".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RxghXUPSi8I/AAAAAAAAAE0/KPwrYi9Z1qo/s1600-h/P1010058_2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RxghXUPSi8I/AAAAAAAAAE0/KPwrYi9Z1qo/s400/P1010058_2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5122881260587486146" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chefs de la famille pour laquelle je construis sont Maria et Vicente Prado. Maria est femme de ménage et Vicente peintre dans le bâtiment, ensemble ils élèvent 6 enfants, mais l'aînée, agée de 20 ans et déjà Maman, vit à présent avec son mari. Bosseurs, sans problème d'alcool ni de drogue, chacun un emploi, ils ne s'en sortent pas trop mal. Ce n'est pas le cas de tout le voisinage, le manque d'éducation et de débouchés professionnels est criant, ici on se met à chercher du travail vers 13 ans, et l'on devient parent vers l'âge de 18 ans. Ici le gouvernement est loin, très loin, les rues ne sont pas bétonnées et rares sont les maisons qui ont accès à l'eau, les mares de boues crées par la pluie et le manque d'hygiène sont donc l'occasion pour toute sorte de bactéries et de virus de proliférer. &lt;br /&gt;Le soir, avant de partir, Maria nous demande de cacher les planches au fond de la cour, elle craint que les jeunes qui se réunissent au pied de sa porte pour se droguer ne s'amusent à les brûler, les gens du quartier semblent donc être les premières victimes de la délinquance tant décriée des bidonvilles... Je me demande ce que font les adolescents de leurs soirées, quand leurs parents, par peur des mauvaises influences, leur interdisent de sortir, et que le foyer familial fait 15m2...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rxgh6kPSi9I/AAAAAAAAAE8/udQjddeMN1E/s1600-h/P1010074_2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rxgh6kPSi9I/AAAAAAAAAE8/udQjddeMN1E/s400/P1010074_2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5122881866177874898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les soirées passées à l'école avec les voluntarios sont animées d'un certain nombre de débats et de réflexions sur les principes moteurs de l'association: non à l'assistanat, d'accord, mais où commence l'assistanat? Insertion professionnelle/Education/apport d'un soutien matériel et concret: par quoi commencer pour sortir quelqu'un de la pauvreté?&lt;br /&gt;Elles sont aussi l'occasion de bien se marrer, musique et jeux débiles, les organisateurs ont tout prévu pour que les nuits ne durent pas plus de 5h, on se croirait dans un stage BAFA version argentine, et c'est bien sympa!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La construction s'achève donc dans l'après-midi du lundi. La maison, décorée par les petites du voisinage, est prête à accueillir ses nouveaux propriétaires, l'émotion se fait sentir... Pour nous remercier, les Prado nous cuisinent de la viande. Et puis viens l'heure des au revoirs, les discours de remerciements n'en finissent pas, de notre côté comme du leur, la chef de notre école me demande de parler au nom de mon équipe devant l'ensemble des voluntarios et des familles, j'ai à peine le temps de réfléchir à ce que je vais dire que je me retrouve propulsée sur le devant de la scène, panique, stress, finalement je réussis à sortir quelques phrases dans un espagnol plus que douteux, fiou! &lt;br /&gt;Je m'étais dis que je ne pleurerais pas, mais quand la petite "Milagro", au moment de partir, vient fondre en larmes dans mes bras me faisant promettre de revenir, c'est plus fort que moi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RxgjBkPSi-I/AAAAAAAAAFE/M3sh2rPdgBs/s1600-h/P1010091_2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RxgjBkPSi-I/AAAAAAAAAFE/M3sh2rPdgBs/s400/P1010091_2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5122883085948586978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis voilà, entassés à bord d'un camion, les 70 bénévoles quittent la petite école de Maquinista Savio pour rejoindre le reste de l'association, derrière eux restent dix maisons neuves, dix familles sur le point d'entamer un nouveau début, dix promesses d'avenir... La maison me direz-vous, ne sert à rien si elle ne s'accompagne pas d'un suivi professionnel serieux. Mais elle est en tout cas une étape cruciale, une solution d'urgence incontournable, le premier pas vers la création d'une relation de confiance durable entre les membres de l'association et les gens des villas, basée sur des faits concrets, et vers la sortie de la pauvreté. Comment parler d'éducation à des enfants qui n'ont ni table ni cahier pour étudier? Comment demander à des gens qui doivent chaque jour remettre leur foyer inondé par la pluie sur pied, de se consacrer à la recherche d'un emploi meilleur?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Microcrédit, insertion professionnelle, éducation sexuelle, autant de thèmes nécessaires à la mise en place d'un suivi professionnel plus poussé, et que les membres d'Un techo souhaitent creuser. En attendant, il faut bien fêter la réussite de la construction, et c'est ce qu'on fera samedi prochain, au cours d'une grosse fiesta, dont les fonds récoltés seront reversés à l'association. Après l'effort, le réconfort!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RxgjZEPSi_I/AAAAAAAAAFM/dr6bMarX8io/s1600-h/P1010104_2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RxgjZEPSi_I/AAAAAAAAAFM/dr6bMarX8io/s400/P1010104_2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5122883489675512818" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-427818350862430777?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/427818350862430777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=427818350862430777' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/427818350862430777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/427818350862430777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/10/arriba-el-techo.html' title='Arriba el techo!!'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RxggS0PSi6I/AAAAAAAAAEk/0ey2A0pn2Kc/s72-c/IMGP3655.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-818807395518854545</id><published>2007-10-05T19:39:00.001-07:00</published><updated>2008-12-10T13:16:27.192-08:00</updated><title type='text'>De Paseo por Peninsula Valdes.</title><content type='html'>Ca faisait un moment qu'on y pensait, mais on ne l'avait jamais envisagé serieusement, jusqu'à ce qu'Ines nous annonce qu'elle partait passer quelques jours à Peninsula Valdes... Les partiels terminés, on peut se permettre de louper quelques jours de cours, et l'envie de voyager commence à nous démanger, Ok Ines on part avec toi, en route pour Puerto Madryn!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rwb-m0PSiwI/AAAAAAAAADU/cQJuX6c4fEg/s1600-h/mapa-home%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rwb-m0PSiwI/AAAAAAAAADU/cQJuX6c4fEg/s320/mapa-home%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118057969364404994" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Puerto Madryn &lt;/strong&gt;est une ville d'environ 100 000 habitants, située sur la côté Atlantique, dans la Province de Chubut, au Nord de la Patagonie, et à quelques kilomètres de la réserve écologique de la Peninsula Valdes, paradis des baleines, des phoques, des otaries et des pingouins pour sa situation géographique privilêgiée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après 18h de bus, des kilomètres et des kilomètres de pampa (c'est fou ce que ce pays est vide...), une série de navets cinématographiques et des fourmis dans les jambes, on foule enfin, samedi matin, et pour la première fois, le sol patagonien.&lt;br /&gt;Il fait beau, sec, et chaud! Les gens sont en shorts et en tongues, nous qui avions prévus les gros pulls, c'est râté! Il règne dans la ville une atmosphère de station balnéaire: la crème solaire et les churros sont de sortie, et ça donne le sourire! La différence d'échelle avec Buenos Aires se ressent partout: ici la pollution n'infiltre pas les poumons à chaque inhalation, et l'on ne risque pas sa vie chaque fois qu'on traverse la route!&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RwcGy0PSizI/AAAAAAAAADs/IS8Q9CEJ9KY/s1600-h/IMGP3379.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RwcGy0PSizI/AAAAAAAAADs/IS8Q9CEJ9KY/s400/IMGP3379.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118066971615857458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que fait cette ville, centre économique de la région, au milieu de cette contrée aride et désertique qu'est la Province de Chubut? Pour cela un peu d'histoire: au dix-neuvième siècle, à l'autre bout de la planète et dans un style un peu moins exotique, les gallois, qui souffraient des persecussions de la couronne britannique pour leurs pratiques méthodistes, demandèrent au gouvernement argentin un territoire où ils pourraient s'installer et pratiquer leur religion librement. Une fois les craintes éliminées, ce dernier concéda aux opprimés un bout de la pampa qui restait à peupler, les gallois devant en échange, jurer de ne pas menacer l'unité argentine en construction. Ainsi débarquèrent, en 1865, les premiers expatriés de rosbeefland, sur ce qui sera plus tard rebaptisé Puerto Madryn ; d'où le nombre important de personnes à la peau blanche et aux yeux bleus que l'on peut croiser dans les rues de la ville, et les dégustations de scones et de pudding en plein milieu de la pampa, original non?&lt;br /&gt;Bref, toujours est-il qu'aujourd'hui, les habitants de Puerto Madryn vivent essentiellement de l'industrie de l'aluminium, de la pêche, et bien sûr du tourisme naturel, ultra développé étant donné la situation géographique de la ville.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RwcHTUPSi0I/AAAAAAAAAD0/HCYAswdiCqM/s1600-h/IMGP3403.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RwcHTUPSi0I/AAAAAAAAAD0/HCYAswdiCqM/s400/IMGP3403.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118067529961605954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, pour beaucoup de backpackers, Puerto Madryn est avant tout une plaque tournante pour accéder aux divers lieux de pélerinage des baleines (ballenas franca australes plus précisément), des phoques et des pingouins, présents sur les côtes de la région en période de reproduction, autrement dit de juillet à décembre, et concentrés pour l'essentiel dans la réserve écologique de la &lt;strong&gt;Peninsula Valdes.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rwb-4EPSixI/AAAAAAAAADc/IVUiVVmIid8/s1600-h/mapa-p%2520valdes%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rwb-4EPSixI/AAAAAAAAADc/IVUiVVmIid8/s400/mapa-p%2520valdes%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118058265717148434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que parfaits petits touristes, on s'est donc inscrites à une excursion organisée par l'hostel dans la réserve. Il faut dire que les visites sans guide sont très difficiles: la protection du milieu naturel, qui fait vivre tout un secteur de l'économie, est une priorité (ce qui contraste avec les champs de sacs plastiques  à la sortie de Puerto Madryn...), et les entrées et sorties de la réserve sont de ce fait extrêmement contrôlées et limitées. Départ donc de l'hostel dimanche matin à 8h, avec notre guide Hugo et notre chauffeur Hector, pour une journée qui s'annonce dense et riche en découvertes. Si dense que je ne sais pas par où commencer, les photos parleront d'elles mêmes, en tout cas je l'espère.&lt;br /&gt;Les phoques, colonie de patapoufs échoués paresseusement sur le sable patagonien, se dorent la panse au soleil, et semblent chercher à éviter tout mouvement inutile, si ce n'est pour émettre un quelconque grognement ou pour chasser le mâle qui s'approcherait de ses femelles, repos et immobilité, ya qu'ça d'vrai!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RwcH1UPSi1I/AAAAAAAAAD8/H9g-rBtrrZ8/s1600-h/IMGP3478.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RwcH1UPSi1I/AAAAAAAAAD8/H9g-rBtrrZ8/s400/IMGP3478.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118068114077158226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pingouins, petits bonhommes noirs et blancs, nous attendent, ailes ouvertes, perchés sur les collines et les rochers, à l'affut du prochain déversement de touristes. Un point a retenu mon attention: les pingouins sont extrêmement fidèles et paritaires! Figurez-vous que c'est avant tout le mâle qui, après un séjour de plusieurs mois en mer, débarque sur les plages de la Patagonie pour préparer le nid avant l'arrivée de Madame. Lorsque celle-ci arrive, elle se rend immédiatement au même nid, et donc au même mâle, que l'année d'avant. On se retrouve, on se câline, on copule, et quelques jours plus tard c'est au tour de Mr, le ventre vide, de retourner en mer, laissant Madame couver sa progéniture. Deux semaines plus tard Mr revient, et rebelote, on échange les rôles, et Madame s'en va se remplir la panse. A son retour les futurs parents passent les derniers jours de la couvaison ensemble, pour voir bébé sortir de son oeuf et l'aider à faire ses premiers pas, pas mal comme organisation!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RwcIWUPSi2I/AAAAAAAAAEE/Jk9FUStIYJY/s1600-h/IMGP3487.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RwcIWUPSi2I/AAAAAAAAAEE/Jk9FUStIYJY/s400/IMGP3487.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118068681012841314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand aux baleines, que dire... Sereines, majestueuses, gracieuses malgré leur taille imposante (de 15 à 17m de long pour un poids d'environ 9 tonnes), elles s'approchent calmement du bâteau, disparaissent sous la surface, ne laissant aux pauvres touristes accrochés à leurs appareils photos qu'une faible tâche sombre que l'on tente désespérément de ne pas perdre de vue... et tout d'un coup surgit une tête, un jet d'eau, un aileron, une queue si on a de la chance, l'espace de quelques secondes, et puis plus rien. Au loin le baleineau se donne en spectacle, saute et se trémousse hors de l'eau, sous les airs ébahis des passagers , c'est magique!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RwcKiEPSi3I/AAAAAAAAAEM/7Rm4qfENp1g/s1600-h/IMGP3513.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RwcKiEPSi3I/AAAAAAAAAEM/7Rm4qfENp1g/s320/IMGP3513.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118071081899559794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On décide de passer la nuit du dimanche au lundi à Puerto Piramides, seul village de la réserve, né il y a une trentaine d'années par et pour le tourisme, 300 habitants nichés au creux de la péninsule, entre les pleines désertiques des gualichos et l'empire des baleines. Avec ses maisons fraîchement construites, sa station service et son climat aride, Puerto Piramides évoque le farwest. &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RwcNvUPSi4I/AAAAAAAAAEU/NdKAyZkqTBE/s1600-h/Copie+de+IMGP3531.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RwcNvUPSi4I/AAAAAAAAAEU/NdKAyZkqTBE/s200/Copie+de+IMGP3531.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118074608067709826" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La nuit, en écoutant le chant des baleines depuis la côté, on comprend mieux l'esprit des habitants de la Patagonie, connus pour être plus hostiles, plus rudes et plus réservés que ceux du Nord, des hommes pour la plupart plus proches de la nature, plus solitaires, isolés qu'ils sont des centres urbains par des kilomètres de pampa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RwcPJkPSi5I/AAAAAAAAAEc/tFcqp-CgQO0/s1600-h/IMGP3570.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RwcPJkPSi5I/AAAAAAAAAEc/tFcqp-CgQO0/s400/IMGP3570.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118076158550903698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois sorties de ce petit paradis, l'arrivée à Puerto Madryn le lundi soir nous fait l'effet d'un retour brusque dans le monde urbain. Mais ce n'est rien comparé au violent choc électrique que nous occasionne, quelques excursions et quelques heures de bus plus tard, le réveil à 6h40 à la gare de Retiro, qui nous propulse la gueule enfarinée dans les rues de la capitale. Welcome back to reality! Il est tant d'atterrir et de se préparer à affronter quelques heures sévères d'immunologie, malgré le sommeil qui pèse sur nos paupières, et la folle envie de mettre nos photos sur l'ordi, pour pouvoir, encore une fois, s'évader vers la magie des terres australes!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-818807395518854545?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/818807395518854545/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=818807395518854545' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/818807395518854545'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/818807395518854545'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/10/de-paseo-por-peninsula-valdes.html' title='De Paseo por Peninsula Valdes.'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rwb-m0PSiwI/AAAAAAAAADU/cQJuX6c4fEg/s72-c/mapa-home%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-5828312414810312042</id><published>2007-09-26T12:33:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T13:16:28.530-08:00</updated><title type='text'>Un techo para Argentina</title><content type='html'>Vendredi dernier, en début de soirée, peu avant de sortir, je reçois un mail d'Anouk m'informant que des mecs de son école nous propose de rejoindre les membres de l'association &lt;em&gt;"Un techo para mi pais", &lt;/em&gt;dont ils font partie, pour une mission dans un bidonville de Buenos Aires, le lendemain matin. Le rendez-vous est à 8h30, dur dur quand on prévoit de ne pas se coucher avant 4h du matin, mais j'attends depuis déjà quelques semaines qu'une occasion comme celle-ci se propose, la nuit sera donc courte!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rvq6gUPSirI/AAAAAAAAACs/CBRfc7_FVKk/s1600-h/Logo-2007%5B1%5D.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rvq6gUPSirI/AAAAAAAAACs/CBRfc7_FVKk/s400/Logo-2007%5B1%5D.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114605391184038578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un techo para mi pais&lt;/em&gt; est une association présente dans la plupart des pays d'Amérique latine, arrivée à Buenos Aires depuis à peine un an, qui a pour but de permettre aux familles les plus pauvres d'aquérir le minimum pour avancer dans la vie: un toît. Tous les samedis matins, Tomas, Bruno, ainsi qu'une vingtaine de jeunes pétant la forme se réunissent pour arpenter les rues des &lt;em&gt;villas&lt;/em&gt; (bidonvilles) de la province, le but étant de repérer les familles les plus en détresse pour ensuite les aider à construire une maison digne de ce nom. La "maison", sencée représenter une solution provisoire, un petit coup de pouce dans la vie de ces gens qui n'ont rien, n'est en fait qu'une cabane en bois de 18m2 sur pilotis, mais au moins à l'intérieur c'est propre et il ne pleut pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rvq64EPSisI/AAAAAAAAAC0/e_Z9-kWBDlw/s1600-h/piso%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rvq64EPSisI/AAAAAAAAAC0/e_Z9-kWBDlw/s200/piso%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114605799205931714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rvq7AUPSitI/AAAAAAAAAC8/2l9n_7gOt4I/s1600-h/vigas3%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rvq7AUPSitI/AAAAAAAAAC8/2l9n_7gOt4I/s200/vigas3%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114605940939852498" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rvq7HUPSiuI/AAAAAAAAADE/nRojQW9qbFU/s1600-h/chapa2%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rvq7HUPSiuI/AAAAAAAAADE/nRojQW9qbFU/s200/chapa2%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114606061198936802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les principes de l'association sont clair: interdiction de tomber dans l'assistanat. C'est pourquoi l'on demande aux familles de payer 10% du prix de la maison avant la construction, histoire que cette dernière ne soit pas un simple cadeau, et surtout que les familles aient le sentiment que la maison leur appartient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi matin on a donc arpenter les rues d'une des nombreuses villas des alentours de Buenos Aires, pour récolter l'argent, et surtout pour discuter avec les familles avant la construction. Un échange simple et court, mais qui permet, autour d'un maté, de découvrir le deuxième visage de l'Argentine, de pénétrer un monde loin des bars et des boutiques branchées de Palermo, un monde où il n'y a ni eau ni électricité, un monde où l'on vit entassé dans des taudis sans nom, un monde où les enfants, la nuit, se transforment en cartoneros...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rvq7kkPSivI/AAAAAAAAADM/UMvOKqmD6JM/s1600-h/lacasa1%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rvq7kkPSivI/AAAAAAAAADM/UMvOKqmD6JM/s320/lacasa1%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114606563710110450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Une super expérience, à renouveler. La construction est prévue pour le week-end du 12 octobre, 600 volontaires, logés dans les écoles du quartier, vont en 3 jours construire 60 maisons, autrement dit tenter de redonner espoir à 60 familles, j'ai hâte!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-5828312414810312042?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/5828312414810312042/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=5828312414810312042' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/5828312414810312042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/5828312414810312042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/09/un-techo-para-argentina.html' title='Un techo para Argentina'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/Rvq6gUPSirI/AAAAAAAAACs/CBRfc7_FVKk/s72-c/Logo-2007%5B1%5D.gif' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-6263052445752566011</id><published>2007-09-20T18:15:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T13:16:28.813-08:00</updated><title type='text'>80 centavos</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Ochenta centavos: &lt;/strong&gt;prix fixé par le ministère des finances pour tout aller en bus dans l'enceinte de la capitale. Ochenta centavos: 20 centimes d'euros, rien. Ochenta centavos: un véritable univers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tant d'autres mots,&lt;em&gt; "80 centavos"&lt;/em&gt; fait partie des expressions qui rythment la vie quotidienne du porteno. Les bus, ou plutôt les "colectivos", font ici partie du décor. Sans eux la ville perdrait une bonne partie de son charme, de même qu'une bonne partie de son chaos, de son bruit et de sa pollution. Environ 200 lignes de colectivos, gérées chacune par une entreprise différente, découpent la ville. S'il fallait reproduire le trajet de chacun des bus sur une carte, celle-ci ressemblerait vite à un plat de spaghetti. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RvMyg0iFPtI/AAAAAAAAACk/VPrYmZv6DjA/s1600-h/IMGP3070.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RvMyg0iFPtI/AAAAAAAAACk/VPrYmZv6DjA/s320/IMGP3070.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112485541434441426" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Prendre le colectivo à Buenos Aires, c'est chaque jour une véritable aventure. La privatisation du secteur fait que chaque ligne de bus passe ses journées à courir après les 80 centavos. Et quand je dis courrir je n'exagère pas: les bus se font véritablement la course. A tel point que l'on voit parfois des rafales de colectivos du même numéro se suivre à la queue leu leu dans les rues les plus étroites. Pas trop de problèmes donc pour ce qui est de la fréquence. Les colectivos vous emmènent où vous voulez quand vous voulez, de jour, de nuit, aux heures creuses et aux heures de pointe, même si à ces dernières, vu le trafic, il faut savoir être patient. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais avis aux amatteurs des transports en commun, bien que les gens fassent preuve d'un civisme assez étonnant (ils font la queue à l'arrêt de bus, que le premier qui voit ça en France me fasse signe!),lorsqu'on prend le bus ici, il faut s'accrocher. S'accrocher avant de monter, pour faire en sorte que le chauffeur, dans sa folle poursuite des 80 centavos, accepte de ne pas sauter votre arrêt en vous voyant agiter frénétiquement les bras, et ne redémarre pas avant que vous n'ayiez posé les deux pieds sur le plancher. Et s'accrocher, au sens propre du terme, une fois monté dans l'engin. En effet, les places assises sont rares, et le chauffeur se soucie peu de votre comfort, deux solutions s'offrent donc à vous: se jeter sur le premier siège de libre(ce qui ne se fait absolument pas, les argentins étant pour ces choses là très polies, mais vous pouvez toujours prétexter votre européanité), ou se mettre au surf et tenter veinement pendant tout le trajet de garder l'équilibre. Dans le premier cas, vous aurez droit aux agréables gratouillis de fesses et autres massages du postérieur dûs au manque d'amortisseurs et aux quelques crevasses rencontrées sur le chemin, si vous avez la chance d'être côté fenêtre, un petit bonus vous attend: le droit de prendre plusieurs bouffées de la pollution automobile en penchant la tête. Dans le deuxième cas vous ressortirez tout simplement avec des mollets faisant deux fois leur taille originale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RvMx30iFPsI/AAAAAAAAACc/xWMj5G3fn_E/s1600-h/DSCF7653.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RvMx30iFPsI/AAAAAAAAACc/xWMj5G3fn_E/s400/DSCF7653.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112484837059804866" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin 80 centavos, c'est avant tout un tarif. Un tarif que l'on ne peut payer qu'en monnaie, les machines n'acceptant pas les billets. Or au pays de l'instabilité économique, la monnaie est un bien rare, et de ce fait précieux. Les centavos ne valent rien, mais tout le monde en cherche. Ne me demandez pas les raisons économiques, j'avoue que je n'ai toujours pas compris, toujours est-il que dans les faits, la monnaie manque! A l'entrée de la plupart des commerces, un message vous demande de collaborer avec les vendeurs en acceptant de céder votre monnaie. Mais quand on prend le bus plusieurs fois par jours, difficile de la céder. La tendance est plutôt à élaborer des stratégies pour en trouver. Ainsi la prise de bus à Buenos Aires exige-t-elle en général un passage obligé au kiosko le plus proche pour acheter une connerie et casser un billet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous l'aurez donc compris, prendre le bus à Buenos Aires est loin d'être une activité quotidienne banale, chaque jour réserve de nouvelles surprises (les insultes sorties par le chauffeur en sont un bon exemple). Je n'aurais jamais cru qu'un simple moyen de transport pouvait en apprendre autant sur un pays.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-6263052445752566011?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/6263052445752566011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=6263052445752566011' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/6263052445752566011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/6263052445752566011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/09/80-centavos.html' title='80 centavos'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RvMyg0iFPtI/AAAAAAAAACk/VPrYmZv6DjA/s72-c/IMGP3070.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-6821043753926600959</id><published>2007-09-14T17:34:00.000-07:00</published><updated>2007-09-25T19:58:29.410-07:00</updated><title type='text'>L'art du bluff, ou comment parler argentin sans le parler.</title><content type='html'>Paraître argentine, dans un pays à l'ascendance européenne très marquée, c'est simple. Mais dès qu'on ouvre la bouche, les choses se compliquent, les yeux s'écarquillent, les sourcils se froncent, et votre interlocuteur laisse échapper, l'air perplexe, un "De donde sos?" &lt;em&gt;(D'où tu viens?)&lt;/em&gt;. Au début c'est marrant, mais au bout de quelques semaines c'est lassant. Et c'est là qu'on se dit: il faut faire quelquechose. Alors on commence à noter les mots "in", les expressions typiques, tout ce qui pourrait nous aider à décoler l'étiquette "ovni" plaqué sur notre front.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement même sans savoir le parler, le castellano &lt;em&gt;(attention, ici, interdiction de parler de l'"espagnol", qui regroupe plusieurs dialectes, en Argentine on parle le castellan, et non le catalan ou autre langue régionale espagnole)&lt;/em&gt; cache suffisament de subtilités pour permettre au français lâché seul au milieu de la pampa de sembler maîtriser la langue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord il y a les mots que l'on utilise pour combler les blancs, pour ponctuer les phrases, pour commencer ou terminer une conversation, pour passer d'un sujet à un autre,les mots qui ne servent à rien mais qui sont utiles partout. Les mots qui remplacent le "bref", le "ok", le "ouai", le "d'accord", tous ces mots qui rythment nos conversations et dont on ne soupçonne pas l'utilité, jusqu'au jour où on se retrouve bloqué par un "c'est clair" qu'on est incapable de traduire. Le castellano dispose donc d'une bonne panoplie de mots de ce genre qui vous sauvent la vie quand on veut paraître un minimum réceptif à une conversation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par le &lt;strong&gt;"bueno"&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(bien, d'accord, ok, cool, flex, peace)&lt;/em&gt; qui gagne de loin le prix de la répétition, qui remplace le "vale" espagnol et qui se case partout. Ensuite il y a le &lt;strong&gt;"dale"&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;littéralement "donne le", utilisé pour dire ok, d'accord, vas-y)&lt;/em&gt;, qui prend le relais du bueno lorsqu'on vient de répéter ce dernier 5 fois et qu'on est à court d'idée. Le &lt;strong&gt;"claro"&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(c'est clair, ouai grave,etc.)&lt;/em&gt; n'est pas mal non plus dans ce genre. Vient ensuite le &lt;strong&gt;"listo", &lt;/strong&gt;qui littéralement veut dire "prêt" mais qui s'utilise pour dire d'accord, c'est cool, c'est parti, let's go... Le &lt;strong&gt;"viste", &lt;/strong&gt;qui remplace le "t'as vu" mais de manière un peu moins familière, est également très utile, au même titre que le &lt;strong&gt;"digamos"&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(disons que...)&lt;/em&gt;. Pour s'exclamer, ce qui ici arrive souvent vu l'enthousiasme des gens quand ils vous parlent, et leur tendance à éxagérer légèrement leurs réactions, il y a le &lt;strong&gt;"Que lindo!", &lt;/strong&gt;ou plutôt le "Que liiiindooo!!" &lt;em&gt;(que c'est beau, que c'est bien, que c'est joli)&lt;/em&gt;, qui s'accompagne souvent du&lt;strong&gt; "barbaro!"&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(littéralement "barbare", mais qui bizarrement veut dire "super, génial, trop cool, trop top, grave à donf...").&lt;/em&gt; Dans le genre connecteur logique que l'on met à toutes les sauces, il ne faut pas oublier le &lt;strong&gt;"O sea que"&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(c'est à dire)&lt;/em&gt;, pas facile à caser au départ, mais que l'on ne peut plus s'empêcher d'utiliser une fois que l'on a compris l'astuce. Enfin pour finir une conversation et pour dire aurevoir à quelqu'un, il y a les incontournables &lt;strong&gt;"ciao", &lt;/strong&gt;"&lt;strong&gt;suerte"&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(chance, bonne chance, prends soin de toi), &lt;/em&gt;et &lt;strong&gt;"nos vemos"&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(nous nous voyons, autrement dit à bientôt, à plus)&lt;/em&gt;, qui se disent à répétition après avoir lancé un &lt;strong&gt;"cualquier cosa me avisas"&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(quoi qu'il se passe préviens moi). &lt;/em&gt;Impossible donc de paraître argentin sans utiliser à une fréquence relativement élevée l'ensemble de ces mots. Pour le français qui atterit, ils représentent un passage obligé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au bout d'une semaine à parler à base de listo, de bueno et de claro, on commence à vouloir paraître un peu plus "in", un peu plus flex, un peu plus dans la vibe. Et c'est là qu'intervient le "Che". Le &lt;strong&gt;"Che"&lt;/strong&gt; est indéfinissable et par conséquent intraduisable, il constitue un éspèce de mélange entre le "hey" et le "mec", s'utilise pour appeler quelqu'un, pour introduire une conversation ou encore pour mettre l'accent sur quelquechose. Le &lt;strong&gt;"chicos"&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(les mecs, les enfants, les jeunes en français, guys ou folks en anglais)&lt;/em&gt;, au même titre que le &lt;strong&gt;"chicas"&lt;/strong&gt; pour les filles, se situe également au premier rang des mots utilisés par l'argentin lambda.&lt;br /&gt;Et puis bien sûr il y a les gros mots, les mots "feos" (moches, vilains), les mots pas beaux, mais qui font tellement bien, tellement "jeun's".  A ce titre il y a d'abord le &lt;strong&gt;"boludo"&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(bouffon, andouille, débile, mais qui prend parfois un sens affectueux&lt;/em&gt;), ou plutôt le "Che boludo", le &lt;strong&gt;"cabron"&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(connard)&lt;/em&gt; ou le &lt;strong&gt;"puta madre"&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(sa mère la pute)&lt;/em&gt;, qui ponctue la plupart des conversations des 16-25 ans ("una fiesta de puta madre" = une putin de soirée). Dans un style un peu plus recherché, mais tout aussi vulgaire, viennent les expressions &lt;strong&gt;"me hincha las pelotas"&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;ça m'pète les couilles), &lt;/em&gt;&lt;strong&gt;"estoy en bolas"&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(littéralement "je suis dans les boules", utilisé pour dire "je suis dans la merde", avant un partiel par exemple), &lt;/em&gt;ou encore &lt;strong&gt;"el chavon tiene bolas"&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(le type a des couilles).&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis avant de conclure cet article, voilà les quelques mots qui constituent les points de repères essentiels du porteno moyen:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;una cuadra:&lt;/strong&gt; distance parcourue le long d'un pâté de maison. Buenos Aires étant une ville nouvelle, les rues forment un quadrillage très régulier de pâtés de maison plus ou moins équidistants. La cuadra est donc l'unité de mesure de base du porteno.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;un kiosko:&lt;/strong&gt; petite boutique qui vend les utilitaires quotidiens: bonbons, chips, boissons, mobicartes, encas, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;un locutorio:&lt;/strong&gt; sorte de cybercafé amélioré où l'on peut également téléphoner, faxer ou imprimer des documents. On trouve en moyenne un locutorio toutes les 3 cuadras sur les routes de Buenos Aires, preuve que l'ordinateur à domicile est nettement moins répandue que chez nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;un asado:&lt;/strong&gt; barbecue argentin pratiqué par le porteno en moyenne 1 fois par semaine avec les amis, les collègues ou la famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;el subte:&lt;/strong&gt; le métro&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;el colectivo:&lt;/strong&gt; le bus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec tout ça, il ne vous reste plus qu'à hocher la tête continuellement en signe d'approbation, ainsi qu'à rigoler chaque fois que l'assemblée semble réagir à une blague, même si vous n'avez strictement rien compris, et vous aurez tout l'air de maîtriser l'argentin sans le maîtriser du tout!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-6821043753926600959?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/6821043753926600959/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=6821043753926600959' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/6821043753926600959'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/6821043753926600959'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/09/lart-du-bluff-ou-comment-parler.html' title='L&apos;art du bluff, ou comment parler argentin sans le parler.'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-8646826557811753244</id><published>2007-09-09T19:07:00.000-07:00</published><updated>2007-09-09T19:16:11.110-07:00</updated><title type='text'>Que calor!</title><content type='html'>Un peu de météo: aujourd'hui et depuis quelques jours, il fait chaud! Un chaud qui doit tourner autour de 20-25 degrés, un chaud qui permet la sortie des tongues et des débardeurs et le retour du manteau au placard, mais pas un chaud parisien, un chaud porteno. Le chaud porteno s'accompagne d'une bonne dose d'humidité bien pesante offerte par son ami le Rio, et d'un bon nuage de pollution. Un tout qui plait aux poumons et qui embaume les bus d'une bonne odeur de sueur! Un tout qui fait rapidement oublier l'hiver froid et sec, et qui donne surtout un avant-goût de ce que doit être l'été à Buenos Aires: un four légèrement étouffant! Autrement dit, à partir de mi-décembre, hasta la vista Buenos Aires et arriba Patagonia!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-8646826557811753244?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/8646826557811753244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=8646826557811753244' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/8646826557811753244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/8646826557811753244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/09/que-calor.html' title='Que calor!'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-9001921109357517902</id><published>2007-09-09T18:01:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T13:16:29.384-08:00</updated><title type='text'>Puerto Madero</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RuSkCO3z6lI/AAAAAAAAACE/-rFmqWDoMgA/s1600-h/barriosBarriada%5B1%5D.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RuSkCO3z6lI/AAAAAAAAACE/-rFmqWDoMgA/s400/barriosBarriada%5B1%5D.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5108388235603864146" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les photos y sont déjà mais ils manquent les explications! Un mot donc sur Puerto Madero, quartier que nous avons découvert dimanche dernier. Situé au nord-est de la ville, Puerto Madero a, comme la plupart des quartiers de la ville, un style bien a lui. C'est en fait le plus récent et le plus moderne des barrios de Buenos Aires. Il doit sont nom à Eduardo Madero, commerçant chargé de sa construction en 1882. En effet, à la fin du 19ème siècle, les échanges commerciaux de l'Argentine avec le reste du monde étant en pleine expansion, les gouverneurs décidèrent d'aménager cette partie de la ville située au bord du Rio pour en fait un port à la pointe de la technologie. Seulement Puerto Madero se révéla rapidement incapable de faire face à l'essor du trafic portuaire, on fit donc construire un nouveau port, et le quartier d'E.Madero, rendu obsolète, fut progressivement reconverti en un lieu d'habitat et de loisirs, idéal pour venir se promener le dimanche après-midi. Aujourd'hui il constitue certainement le quartier le plus moderne de Buenos Aires, et les grues au travail nous rappellent que son expansion n'est pas finie. Partout se construise de nouveaux immeubles: majestueux, propres et droits. Des édifices qui pour beaucoup de portenos traduisent un mode de vie très particulier, où les courses se font sur internet et les sorties en voiture. Un mode de vie moderne, mais bien plus froid et individualiste que le reste de la ville. Une modernité qui ne plaît donc pas à tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RuSkkO3z6mI/AAAAAAAAACM/7aJMlB7KbrY/s1600-h/IMGP3100.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RuSkkO3z6mI/AAAAAAAAACM/7aJMlB7KbrY/s400/IMGP3100.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5108388819719416418" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mais malgré son atmosphère un peu particulière, qui semble en faire un quartier sans âme, Puerto Madero reste un lieu très agréable. Bars, restaurants et cafés branchés peuplent les quais où se promènent les amoureux et où viennent courir les accros du jogging, il faut le dire: la modernité ça a du bon! Enfin le quartier abrite une réserve digne de ce nom, où l'on peut faire des promenades à vélo, admirer les danseurs de capoeira, bouquiner sur les bords du Rio ou encore s'émerveiller devant les noiseaux bizarroides. Réserve qui constitue un de ces nombreux espaces verts qui semblent aérer la ville, et dont l'étendue et la tranquilité permettent d'oublier que quelques rues plus loin, on manque de se faire écraser chaque fois que l'on traverse un passage piéton. Par contre je doute encore de la pertinence de l'appellation "réserve &lt;strong&gt;écologique&lt;/strong&gt;", à moins que les bouteilles vides et les sacs plastiques jetés de ci de là ne soient pas considérés comme de la pollution...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RuSlh-3z6nI/AAAAAAAAACU/gSPjvBo_e8Y/s1600-h/IMGP3157.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RuSlh-3z6nI/AAAAAAAAACU/gSPjvBo_e8Y/s400/IMGP3157.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5108389880576338546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-9001921109357517902?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/9001921109357517902/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=9001921109357517902' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/9001921109357517902'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/9001921109357517902'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/09/puerto-madero.html' title='Puerto Madero'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RuSkCO3z6lI/AAAAAAAAACE/-rFmqWDoMgA/s72-c/barriosBarriada%5B1%5D.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-6759712694059205007</id><published>2007-09-05T20:56:00.000-07:00</published><updated>2007-09-05T21:14:50.173-07:00</updated><title type='text'>Au musée de l'agitation politique.</title><content type='html'>Oubliez tout ce que je vous ai dis sur la fac de lettres et philo, je reviens de la fac de sciences sociales, et je crois que sur l'échelle du propagandisme aigüe, elle bat tous les reccords! Atelier de peinture ou champ de bataille? Toujours est-il que la lutte entre les affiches pour le peu d'espace mural restant est rude! Le Che et ses amis menacent de vous tomber sur la tête quand vous montez les escaliers, et une dizaine de tracts vous assaillent à peine franchie la porte d'entrée. Les fêtes organisées le sont également sur des thèmes assez folklo, ce week-end c'est en hommage à la mort du Che que danseront les élèves de la UBA! &lt;br /&gt;Lundi soir, au milieu d'un cours d'histoire, une jeune fille est venue mendier. Le prof s'est arrêté quelques minutes, l'a laissé faire son discours, passer auprès des élèves en faisant tinter les quelques pièces de son gobelet, puis, la paranthèse terminée, a repris son cours comme si de rien n'était. Il paraît que ces pratiques sont communes, en tout cas à nos yeux, elles l'étaient suffisamment peu pour soulever quelques questions...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-6759712694059205007?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/6759712694059205007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=6759712694059205007' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/6759712694059205007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/6759712694059205007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/09/au-muse.html' title='Au musée de l&apos;agitation politique.'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-6785652310577020391</id><published>2007-09-02T18:18:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T13:16:29.764-08:00</updated><title type='text'>UBA quand tu nous tiens!</title><content type='html'>Deux semaines que l'on a commencé les cours, et pour l'instant que des bonnes surprises! Pour commencer quelques petits repères administratifs, barbants mais utiles: la UBA est la seule université publique de Buenos Aires, elle regroupe environ 11 facultés, chacune spécialisée dans un domaine (économie, sciences sociales, lettres et philo, médecine, droit, sciences naturelles, etc.) et dispersées à travers la ville. Lorsqu'on rajoute les 230 000 étudiants répartis sur les différents campus, ça fait un assez gros machin. Pour ce qui est de la forme des études, ici à la sortie du lycée, tous ceux qui souhaitent continuer dans l'enseignement supérieur doivent suivre le "ciclo basico comun", un programme assez général d'environ un an avec un tronc commun à toutes les spécialités, avant d'entamer la "carrera", ou "licenciatura", qui elle dure entre 5 et 7 ans! Sans compter que la plupart des élèves travaillent en même temps, ce qui fait qu'ils sont obligés d'étaler leurs études sur une période encore plus longue. Des études qui sont donc gratuites et d'un assez bon niveau, mais qui coûtent très chères en temps et en énergie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne Maud et moi, on suit des cours de virologie et d'immunologie (de la licenciatura) à la "Facultad de ciencias exactas y naturales" (FCEN), et bientôt des cours d'histoire argentine en auditeur libre à la fac de lettres et philo (Ok la concordance logique entre les cours ne saute pas aux yeux, mais elle existe!). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La FCEN c'est d'abord 3 gros bâtiments gris et laids, plantés sur un terrain plat. Quand on s'approche pour la première fois, on prend vite peur. On redoute l'impersonnalité de la fac, on se demande si l'on ne va pas passer inaperçue au milieu de cette organisation gigantesque, et l'on craint de se perdre dans ce monstre mural. Mais la FCEN s'est aussi un campus très vert, au bord du Rio de la Plata, truffé d'infrastructures sportives en tout genre, où on peut faire du volley, de la natation et du chant gratuitement, avec des cafés pour boire un coup en sortant des cours, et des terrasses pour faire des barbecues le midi. L'endroit idéal pour s'échapper du bruit et de la pollution du centre ville. En fait, une fois passé le cri d'horreur à première vue, on est vite séduit par l'atmosphère du lieu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RtuEpe3z6iI/AAAAAAAAABs/E3gVvCiiycQ/s1600-h/IMGP3068.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RtuEpe3z6iI/AAAAAAAAABs/E3gVvCiiycQ/s400/IMGP3068.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5105820450751244834" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord les gens, profs ou élèves, ont cette capacité si argentine à vous mettre à l'aise dès le premier instant. Etant donné qu'on a rapidement été étiquetées en tant que "las chicas francesas" (peut être à cause de l'accent? ;) ), les étudiants de nos cours sont de suite venus nous voir pour nous proposer leur aide et nous donner les bons plans. C'est vrai qu'étant les seules européennes du bâtiment, on ne passe pas inaperçues, on se sent même un peu ovni de temps en temps, mais je pense que le jour où un étudiant étranger recevra un tel accueil dans une université française n'est pas encore arrivé!  Ensuite ils font preuve d'un naturel extraordinaire, très loin de la superficialité d'autres établissements (pour ne pas les citer :) ). A ça je vois deux explications: le maté et la façon dont ils font la bise. Le maté ici c'est une vrai institution, 1 étudiant sur 3 se ballade avec sa tasse à maté et son thermos sous le bras, à la pause il rajoute un peu d'eau chaude à sa tasse et la fait tourner, et mine de rien c'est un super outil de sociabisilation. Ensuite pour ce qui est de la bise, bien qu'il n'en fasse qu'une au lieu de deux (comme à la patrie), ils la font beaucoup plus souvent et de manière beaucoup plus franche que nous, ce qui rend tout de suite les relations avec les gens plus affectueuses. Et enfin ils sont tellement posés, que le stress de ne pas comprendre un cours d'immunologie en espagnol disparaît rapidement (un peu trop d'ailleurs...les partiels en témoigneront). Un cour qui officiellement commence à 15h ne démarre pas avant 15h30, le temps que le prof se mette en jambe. Ensuite si on compte les pauses d'1/4 d'heures et les petits interludes pendant lesquelles le prof se met à parler de la pluie et du beau temps avec un de ces élèves, disons qu'un cours qui devrait durer 3h dure 2h à tout casser. Donc en gros: plutôt sympa la UBA!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RtuGmO3z6kI/AAAAAAAAAB8/cFdytLhBdeQ/s1600-h/IMGP2701.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RtuGmO3z6kI/AAAAAAAAAB8/cFdytLhBdeQ/s200/IMGP2701.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5105822593939925570" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant l'atmosphère, un truc reste déterminant: l'engagement politique des élèves. Bushites, Videlistes et non-gauchistes en tout genre doivent savoir une chose avant d'entrée: la mémoire du Che est toujours présente, et gare à ceux qui oseraient la menacer! Dans le hall d'entrée trônent, suspendues fièrement, un certain nombre d'affiches réclamant essentiellement l'augmentation du budget accordé à l'enseignement public. Disons que sur ce point là on n'est pas trop dépaysés, bien que l'engagement soit ici bien plus présent que chez nous. Mais ce qui retient le plus l'attention c'est une banderole sur laquelle est imprimée le portrait de chaque étudiant de la UBA disparu sous la dictature, un moyen de rappeler que la justice n'a toujours pas été rendue, et d'entraîner une digestion express de votre petit déjeuner. Oui, la mémoire est ici partout présente. Il faut dire que l'histoire argentine est encore très récente, et que tant la dictature que la crise économique ont marqué les esprits. Enfin la FCEN ce n'est rien comparé à la fac de lettres et philo, voulant assister à une conf la semaine dernière, on s'y est rendues, sauf qu'entre temps la conf avait été annulée pour cause de... manif! On en a profité pour faire un tour dans la fac, et disons qu'on s'est senties légèrement oppréssées par les affiches du parti ouvrier qui manquaient de tomber des murs tellement il y en avait, féroce l'engagement étudiant argentin!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-6785652310577020391?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/6785652310577020391/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=6785652310577020391' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/6785652310577020391'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/6785652310577020391'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/09/uba-quand-tu-nous-tiens.html' title='UBA quand tu nous tiens!'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RtuEpe3z6iI/AAAAAAAAABs/E3gVvCiiycQ/s72-c/IMGP3068.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-4286802892621419234</id><published>2007-08-28T19:44:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T13:16:30.793-08:00</updated><title type='text'>Virée à Mendoza...</title><content type='html'>Au bout d'une semaine de vida portena à fond les ballons, ayant plié la recherche d'appart en 2 jours et l'envie de voyager commençant à nous démanger, on a décidé de partir à Mendoza, une ville à l'ouest du pays, au pied de la Cordillère des Andes, passer une petite semaine avec quelques potes de l'auberge et de sciences-po, histoire de voir la montagne en hiver avant la rentrée. On avait déjà été estomaquées par la Cordillère en la survolant avant notre arrivée, mais là ce fut absolument "diviiino", comme dirait les argentins! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Départ donc de Buenos Aires le mardi 14 août au soir pour 13h de bus (ce qui en Argentine veut dire 14-15h) en direction de Mendoza à bord de la compagnie Chevalier. Faut savoir qu'ici, les distances étant à rallonge, 13h de bus, c'est peu! Il faut certainement 5 fois plus pour arriver en Patagonie.. Et puis les bus sont super high-tech, on peut baisser nos sièges pour en faire des 'camas', on nous sert un plateau repas, avec Chevalier on a même droit à un super petit dej, et on y dort plutôt bien, surtout quand on a quelques heures de sommeil à rattraper. On se serait bien passer des 4 gros lourdeaux devant nous qui ont passé le voyage à nous jetter des regards et à essayer d'engager la conversation, du vieux qui hurlait dans son talkie-walkie à notre gauche (ici certains utilisent des talkie-walkie à la place des portables, à la joie des personnes alentours qui ont le plaisir de pouvoir partager toute la conversation), et du film de guerre sanglant au possible à 23h, volume à fond, mais faut bien s'adapter, n'est-ce pas? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois à Mendoza, disons que le planning à été...chargé! On est d'abord resté deux jours dans la ville, à flâner sur les petites places pleines de charmes et à s'émerveiller sur les paysages qu'offre le parc San Martin, où se mélangent bouleaux, sycomores, platanes et palmiers, le tout surplombé d'une vue de fou sur la pré-cordillère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;A href="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RtTw9-3z6aI/AAAAAAAAAAs/U5aLTHV9Afo/s1600-h/IMGP2818.JPG"&gt;&lt;IMG id=BLOGGER_PHOTO_ID_5103969225357388194 style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RtTw9-3z6aI/AAAAAAAAAAs/U5aLTHV9Afo/s400/IMGP2818.JPG" border=0&gt;&lt;/A&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Mendoza ressemble pas mal à Buenos Aires pour son architecture et son quadrillage de routes, c'est une ville beaucoup plus tranquille, avec seulement 130 000 habitants contre 12 millions pour la Capitale, on s'y sent vite en vacances, mais putain qu'il caille!! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;A href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RtTyVO3z6bI/AAAAAAAAAA0/sgtSKgpMyV4/s1600-h/IMGP2790.JPG"&gt;&lt;IMG id=BLOGGER_PHOTO_ID_5103970724300974514 style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RtTyVO3z6bI/AAAAAAAAAA0/sgtSKgpMyV4/s400/IMGP2790.JPG" border=0&gt;&lt;/A&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est encore tombé dans une super auberge (il faut croire qu'ici c'est partout comme ça), l'hostel independencia, tenue par un groupe de rigolos argentins qui nous ont permis de passer des supers soirées guitares (yeah man), bien qu'on ait certainement ruiné toutes les chansons en essayant de chanter en espagnol... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RtT2uO3z6cI/AAAAAAAAAA8/JX37d--96Yw/s1600-h/IMGP2862.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RtT2uO3z6cI/AAAAAAAAAA8/JX37d--96Yw/s400/IMGP2862.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5103975551844215234" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Couchés donc pas très tôt le jeudi soir, on s'est réveillés à 5h du mat le vendredi matin pour prendre le bus direction Puente del Inca, un pont naturel fait de sels et de sédiments, à environ 4h de Mendoza (5h quand le chauffeur discute 10 minutes avec ses pots à chaque arrêt...), et pour voir l'Aconcagua, le plus haut sommet des Andes (environ 7000m). Des paysages magnifiques, un temps de rêve et pas un chat dans les environs, le pied! Une seule faille au système: pour se ballader on est obligé de marcher sur la RN7, la seule route qui passe dans le coin et qui se trouve également être la seule route qui relie l'Argentine à Santiago du Chili, on a donc eu droit aux pots d'échappement des camions pendant une petite heure, alors qu'on manquait de se faire écraser toutes les 2 minutes, sympa l'air pure de la montagne! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RtT3Le3z6dI/AAAAAAAAABE/XOggQOMoWC4/s1600-h/IMGP2864.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RtT3Le3z6dI/AAAAAAAAABE/XOggQOMoWC4/s400/IMGP2864.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5103976054355388882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir, cassés et engourdis par le froid, on s'est rentrés à l'auberge qu'on avait réservé pour le week-end dans la petite ville d'Uspallata et qui, malgré une arrivée un peu chaotique (l'auberge était à 5km du centre et nous chargés comme des bourriquots, donc on a légèrement galéré pour y arriver, d'autant qu'il n'y avait pas d'eau chaude et qu'une panne d'électricité nous attendait à notre arrivée!), s'est révélé être génialissime. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RtT4Tu3z6eI/AAAAAAAAABM/h_gdrTg86bI/s1600-h/IMGP2929.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RtT4Tu3z6eI/AAAAAAAAABM/h_gdrTg86bI/s400/IMGP2929.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5103977295600937442" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le samedi on s'est offert le luxe d'une journée de ski, histoire de profiter de notre statut de riches européens (les forfaits de ski sont aux prix français, donc incaccessibles à la majeure partie de la population) et de se taper quelques coups de soleil, et le dimanche, éblouis au réveil par les paysages entourant l'auberge (que l'on n'avait jusqu'à présent vue uniquement de nuit) et séduits par l'ambiance familiale et décontractée du lieu, on a décidé de rester un jour de plus à Uspallata, le temps de manger un asado 'riquiiissimo" cuisiné avec l'aide de Pablo, un des employés de l'auberge. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques mots sur Uspallata. Ce lieu m'a tellement marqué qu'il faut absolument que je vous le décrive, même si c'est dur d'exprimer ce que l'on ressent quand on ne dispose que d'un vocabulaire assez restreint! La ville est située sur un plateau de pampa, où gambadent chevaux et vaches, traversé par un petit rio et entouré de montagnes, d'un côté des sommets enneigés, de l'autre des monts de roches ocres qui rappellent le Colorado (ce qui y ont été me diront si je me trompe...), partout une végétation très aride, des couleurs magnifiques et surtout: de l'espace! S'il y a bien une chose qui ici contraste avec les paysages européens, c'est l'espace, tout semble plus vaste, plus étendue, on se sent vraiment tout petit. Quand on ajoute à tout ça le soleil et la gentillesse des argentins de l'auberge, ça fait un dimanche plutôt sympa! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a donc repris le bus pour Mendoza en fin de journée (après l'heure de retard rituelle des bus de la région) avec une sensation de fin de week-end assez désagréable, pour passer une dernière soirée sur Mendoza, et surtout faire le tour des bodegas à vélo le lundi après-midi, avant le retour vers la Capitale Federale. La province de Mendoza est en effet connue pour ses vins (on a essayé de rester fidèles aux vins français, mais c'est dur, les leurs sont vraiment bons!), et on peut faire le tour des vignes et des cuves (bodegas) à vélo, dégustations comprises. Au retour, la compagnie Chevalier nous avait encore réservé un bon petit film: Die Hard, idéal pour s'endormir, surtout quand votre siège est juste sous la télé (même les boules quies n'y font rien)! Arrivées avec Maud en fin de matinée à Buenos Aires, la gueule enfarinée par les kilomètres de pampa traversés, on a dû courir à notre premier cour de l'année: trois heures d'immunochimie en amphi, et qui plus est en espagnol, dur dur le retour!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-4286802892621419234?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/4286802892621419234/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=4286802892621419234' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/4286802892621419234'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/4286802892621419234'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/08/vire-mendoza.html' title='Virée à Mendoza...'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g_zJD5ToajU/RtTw9-3z6aI/AAAAAAAAAAs/U5aLTHV9Afo/s72-c/IMGP2818.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-1694797786638517041</id><published>2007-08-27T09:50:00.000-07:00</published><updated>2007-08-29T22:18:53.756-07:00</updated><title type='text'>Premières impressions...</title><content type='html'>Disons que notre arrivée à Buenos Aires n'est pas vraiment le meilleur souvenir que je garde du séjour: poisseuses et crevées après un voyage de 30h, encore émues et déboussolées par les adieux (qui n'ont pas été des plus faciles, certains s'en souviendront...), quel ne fut pas notre plaisir de se voir accueillir par... la pluie et la grisaille! Montées dans un taxi en direction du centre ville après s'être fait arraché un pourboir, on a ensuite traversé une série de bidonvilles situés à la périphérie de la ville, ce qui ne m'a pas vraiment remonté le moral! Bref, une arrivée peu enthousiasmante!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement tout s'est vite arrangé. On a vite rejoint le reste de la clique pipotarde arrivée avant nous à la capitale, et le beau temps s'est pointé des le lendemain, nous montrant la ville sous un autre jour. L'auberge où l'on est resté la première semaine (la casa esmeralda) s'est avéré être génialissime, à tel point qu'on ne voulait plus en partir! Accueillies par le dueno, un franco-argentin adorable, on a vite sympathisées avec le reste des vacanciers: français, anglais et néo-zélandais (vive le multiculturalisme ;) )backpackant en Amérique latine, ou venus comme nous en échange universitaire. La recherche de logement a été pliée en 2 jours. On a vite trouvé notre bonheur chez Cecilia, une argentine d'une cinquantaine d'années qui a une grande maison dans Palermo Viejo (mon quartier préféré de la ville) et qui y loue 3 chambres: 2 pour nous et une autre pour un étudiant américain venu comme nous passer un semestre à Buenos Aires. Fini donc le stress des premiers jours, on a pu profiter de la ville un maximum, alternant ballades, visites et bamboulas le soir avec les gens de l'auberge et les pipotards, la belle vie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en reviens au titre de l'article, la première impression que m'a fait la ville se résume en un mot: hétéroclite. Ici on passe facilement des grattes ciels à la New York City accompagnés de larges boulevards, aux quartiers plus tranquiles et plus coloniaux comme Palermo, peuplés de petites maisons de toutes les couleurs, de boutiques branchouilles, et traversés par des rues pavées, en passant bien sûr par les quartiers plus populaires Pour les européens, l'influence américaine est frappante, il n'y a qu'à voir la taille des McDos, la prépondérance des grosses productions américaines au cinéma (la première semaine on avait le choix entre "duro de matar 4" (die hard 4), et "el regrosso del todo poderoso" (le retour de bruce tout puissant), l'architecture des buildings du microcentro, la largeur de certaines avenues et le quadrillage de cuadras formé par les rues qui rappelle le côté ville nouvelle des villes du nouveau monde. Pourtant à chaque fois que l'on discute avec un américain, il s'empresse de nous lancer: "this city is so european!". En effet, le style colonial d'un certain nombre de maisons fait de cette ville "le Paris de l'Amérique latine". Enfin malgré ces influences occidentales, la ville est quand même bien argentine. Pas de doute, on est bien en Amérique latine, et cela se ressent particulièrement les premiers jours. Les petits boui-bouis disséminés à travers la ville, où l'on trouve tant des cartes sims que des bonbons, la circulation ( en d'autre mots la loi du plus fort), et le bruit, un tout parfois un peu chaotique!&lt;br /&gt;Hétéroclite donc pour son architecture, mais hétéroclite aussi pour sa composition sociale. Après quelques jours dans la ciudad, on se rend vite compte qu'il y a deux argentines: une argentine blanche issue de la première vague d'immigration européenne, qui vit dans les beaux quartiers et va à l'université, et une argentine plus basanée, venue plus récemment des pays plus précaires de l'Amérique latine (Bolivie, Colombie, sud du Pérou...), qui elle s'entasse dans les bidonvilles, vient mendier à la sortie des bouches du subte, et gonfle les rangs des cartoneros (des gens qui la nuit viennent ramasser les cartons dans les poubelles pour les revendre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin en arrivant, on ne peut qu'être surpris par l'étendue de la ville. Rien à voir avec Paris, ici on met facilement 3/4 d'heures pour se rendre d'un quartier à l'autre et l'européen qui débarque se fait vite avoir par sa notion des distances. Les premiers jours, on a eu du mal à arriver à l'heure, et on s'est fait les gambas en enchaînant les cuadras! Heureusement cet espace fait que la ville dispose d'un certain nombre de grands espaces verts avec une végétation magnifique: sycomores, palmiers, araucarias... l'idéal pour s'évader un moment de l'activité électrique de la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc pour les premières impressions, je commence vraiment à trouver beaucoup de charme à cette ville, et j'arrive même à prendre le bus sans me perdre (ce qui je vous assure n'est pas facile, vu le nombre de lignes de bus qui la traverse)! On n'a pas arrêté depuis notre arrivée, et il nous reste tellement de choses à voir/faire, je pense qu'on aura du mal à s'en lasser! La vida portena m'a bel et bien séduite!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-1694797786638517041?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/1694797786638517041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=1694797786638517041' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/1694797786638517041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/1694797786638517041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/08/premires-impressions.html' title='Premières impressions...'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2119047093830503119.post-1280248837705908917</id><published>2007-08-27T09:28:00.000-07:00</published><updated>2007-08-27T09:50:19.068-07:00</updated><title type='text'>Hola chicos!</title><content type='html'>Ca y est, arrivée il y a trois semaines en terre australe, j'ai enfin décidé de mettre mes maigres connaissances informatiques en pratique pour partager avec vous récits et photos. Beaucoup de choses se sont passées pendant ces trois semaines, je ne sais pas trop par où commencer mais j'espère pouvoir vous donner un aperçu de ce que c'est qu'être un mouton lâché au pays des steaks et du dulce de leche, à vrai dire c'est plutôt sympa, so enjoy! Et n'hésitez pas à "lâcher vos coms"! ;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2119047093830503119-1280248837705908917?l=moutonenvadrouille.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/feeds/1280248837705908917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2119047093830503119&amp;postID=1280248837705908917' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/1280248837705908917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2119047093830503119/posts/default/1280248837705908917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moutonenvadrouille.blogspot.com/2007/08/hola-chicos.html' title='Hola chicos!'/><author><name>Salut à tous!</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05631883843774561424</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
