
Les photos y sont déjà mais ils manquent les explications! Un mot donc sur Puerto Madero, quartier que nous avons découvert dimanche dernier. Situé au nord-est de la ville, Puerto Madero a, comme la plupart des quartiers de la ville, un style bien a lui. C'est en fait le plus récent et le plus moderne des barrios de Buenos Aires. Il doit sont nom à Eduardo Madero, commerçant chargé de sa construction en 1882. En effet, à la fin du 19ème siècle, les échanges commerciaux de l'Argentine avec le reste du monde étant en pleine expansion, les gouverneurs décidèrent d'aménager cette partie de la ville située au bord du Rio pour en fait un port à la pointe de la technologie. Seulement Puerto Madero se révéla rapidement incapable de faire face à l'essor du trafic portuaire, on fit donc construire un nouveau port, et le quartier d'E.Madero, rendu obsolète, fut progressivement reconverti en un lieu d'habitat et de loisirs, idéal pour venir se promener le dimanche après-midi. Aujourd'hui il constitue certainement le quartier le plus moderne de Buenos Aires, et les grues au travail nous rappellent que son expansion n'est pas finie. Partout se construise de nouveaux immeubles: majestueux, propres et droits. Des édifices qui pour beaucoup de portenos traduisent un mode de vie très particulier, où les courses se font sur internet et les sorties en voiture. Un mode de vie moderne, mais bien plus froid et individualiste que le reste de la ville. Une modernité qui ne plaît donc pas à tout le monde.
Mais malgré son atmosphère un peu particulière, qui semble en faire un quartier sans âme, Puerto Madero reste un lieu très agréable. Bars, restaurants et cafés branchés peuplent les quais où se promènent les amoureux et où viennent courir les accros du jogging, il faut le dire: la modernité ça a du bon! Enfin le quartier abrite une réserve digne de ce nom, où l'on peut faire des promenades à vélo, admirer les danseurs de capoeira, bouquiner sur les bords du Rio ou encore s'émerveiller devant les noiseaux bizarroides. Réserve qui constitue un de ces nombreux espaces verts qui semblent aérer la ville, et dont l'étendue et la tranquilité permettent d'oublier que quelques rues plus loin, on manque de se faire écraser chaque fois que l'on traverse un passage piéton. Par contre je doute encore de la pertinence de l'appellation "réserve écologique", à moins que les bouteilles vides et les sacs plastiques jetés de ci de là ne soient pas considérés comme de la pollution...
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