samedi 3 novembre 2007

"Un enfant quand je veux et si je veux", ou pas.

Aujourd'hui, les pays autorisant l'avortement regroupent 41,4% de la population mondiale, ceux qui l'autorisent pour sauver la vie de la femme enceinte, pour des raisons de santé mentale ou socioéconomiques, 48,5%, au total 89,9%.

En Argentine l'avortement est illégal. La loi (articles 85,86,87 et 88 du code pénal), sanctionne par des peines de prisons allant de 1 à 15 ans, tant les femmes se faisant avorter que ceux ayant réalisé l'opération.

La même loi établit cependant deux clauses d'exception à ces peines: lorsque l'avortement se pratique pour sauver la femme d'une grossesse qui menacerait sa vie ou sa santé, ou sur une femme mentalement handicapée dont la grossesse serait le fruit d'un viol.

Mais ces cas d'exceptions restent l'objet de vifs débats illustrés par les fluctuations des textes de loi, et se heurtent souvent aux principes moraux et religieux des médecins.*


"Idas y venidas ... se derogan, se reincorporan, se vuelven a derogar, y mientras tanto, nosotras las mujeres argentinas seguimos muriendo o nos encontramos presas (como Romina Tejerina), violadas y condenadas, sin derecho a decidir, portando úteros punibles". (Marité de Rosario, www.derechoalaborto.org.ar)

Il y a plus d'un an, la cour suprême autorisait une jeune fille handicapée victime d'un viol de se livrer à l'avortement. Face au refus des médecins du public de se livrer à une telle opération, cette dernière fut avortée dans une clinique privée. Mais aujourd'hui encore, plus d'un an après les évènements, ce cas fait parler de lui. Malgré les arguments avancés par la sénatrice Vilma Iberra pour défendre l'action de la justice argentine, mettant en avant le devoir de protection de la santé physique que possède l'Etat argentin envers ses citoyens, et insistant sur "la tragédie que représente pour une jeune fille handicapée, l'implantation violente et forcée d'un embryon"*, l'Eglise et le Secrétariat Nacional de la famille, il y a peu, réitéraient leurs critiques, n'hésitant pas à qualifier le gouvernement d'assassin, et mettant en garde contre la montée d'une idéologie pro-avortement au pouvoir.


Peu de temps après, dans la rubrique "courrier des lecteurs" de La Nacion, on pouvait lire l'article suivant:

"A los problemas cronicos que nos agobian diariamente, ahora se agrega el mas grave, el que nos cierra el estomago cada manana en pleno desayuno: el aborto asistido por el Estado.
Toda la fuerza de la medicina, con su vocacion esencial por la vida, se vio, una vez mas, aplastada por el poder superior de los ministros de Salud de turno, que autorizaron el homicidio organizado de otro bebe en plene y saludable desarrollo.
Ningun ser racional espera que una nena descapacitada o violada sea madre. Lo que esperamos todos es la creacion de un programa eficiente de asistencia y contencion psicologica, medica y economica, que la ayude a llevar a termino el embarazo, y un sistema de adopcion eficaz que, inmediatamente, ponga en contacto a ese bebe con alguna de las tantas parejas que suenan con un hijo y escriben un capitulo paralelo de intenso sufrimiento, impotencia y frustraction por no lograrlo.
Dos problemas, una solucion"
(Florencia Sanguinetti)**

Et pendant ce temps, à la fac de sciences sociales, les affiches plaidant pour le droit des femmes à disposer de leurs corps se multiplient...






*http://www.derechoalaborto.org.ar/legis.htm

**En français: "Aux problèmes croniques qui nous accablent quotidiennement s'ajoute aujourd'hui le plus grave, celui qui nous noue l'estomac chaque matin au petit déjeuner: l'avortement assisté par l'Etat.
Toute la force de la médecine, ayant pour vocation essentielle la lutte pour la vie, s'est vue, une fois de plus, écrasée par le pouvoir supérieur des ministres de Santé ayant autorisé l'homicide organisé d'un autre bébé en plein et sain développement.
Aucun être rationnel ne peut aspirer à ce qu'une jeune fille handicapée ou violée soit maman. Mais ce que nous souhaitons tous, c'est la création d'un programme efficace d'assistance et de soutien psychologique, médicale et économique, qui l'aide à mener à bien sa grossesse, ainsi qu'un système efficace d'adoption qui mette immédiatement en contact le bébé avec l'un des nombreux couples privés injustement du droit d'avoir un enfant.
Deux problèmes, une solution"
(Florencia Sanguinetti)

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